Chers frères et sœurs en Notre-Seigneur Jésus-Christ,

Le monde est en pleine effervescence à l’approche du saint temps de Noël, paganisé comme tout le reste.  Les mondains ne pensent que cadeaux, gadgets, gourmandises et divertissements de toutes sortes. Cette folle frénésie étouffe le véritable esprit de Noël.  Mais nous, chrétiens, ayons à cœur de bien profiter de ce temps de l’Avent pour nous préparer à revivre pieusement le Mystère de l’Incarnation du Verbe divin:  Dieu Se faisant homme pour venir vivre parmi nous et nous montrer le chemin du Ciel, aussi bien par Ses exemples sublimes que par Ses enseignements évangéliques.

«Ce tendre Sauveur plein de charité vient nous guérir et nous mériter la grâce d’une vie humble, pauvre et mortifiée, dit le saint Curé d’Ars.  Pour nous exciter plus efficacement à la pratique de ces vertus, Il veut Lui-même en donner l’exemple, dans Sa naissance.  Par Ses humiliations et Son obéissance, Il nous prépare un remède à notre orgueil; par Son extrême pauvreté, un remède à notre amour des biens de ce monde; par Son état de souffrance et de mortification, un remède à notre amour pour les plaisirs des sens, et, par là, Il nous rend la vie spirituelle et nous ouvre la porte du Ciel.»[1]

     [1]. Sermons du saint serviteur de Dieu, Jean-Baptiste-Marie Vianney, publiés par les soins du Chan. Étienne Delaroche et Dom Marie-Augustin Delaroche, Paris, Delhomme et Briguet, éditeurs, 1893, Tome I, p. 109.

 

Durant cette saison de Noël, allons le plus souvent possible au pied de la crèche, du moins en esprit, pour mieux contempler les admirables leçons que nous y donne l’Enfant-Dieu; demandons-Lui de nous imprégner de Ses vertus, particulièrement celles de l’humilité et du détachement des biens de la terre.

En cette époque de grande confusion, de ténèbres et d’apostasie générale, gardons la Foi, conservons l’Espérance, et entretenons dans nos cœurs le feu de la Charité, l’amour de Dieu et du prochain.

Puissent les lectures qui suivent nous aider à centrer notre attention sur la seule affaire importante:  notre salut.  Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme?[2]

Nous vous souhaitons, chers lecteurs et lectrices, la paix et la joie véritables qu’est venu nous apporter le divin Enfant.  Soyez assurés de nos humbles, mais ferventes prières à vos intentions les plus chères.

Les Apôtres de l’Amour Infini

     [2]. S. Matth. 16, 26