Saint-Esprit, dispensateur des Sept Dons

Dimanche de la Pentecôte

Jésus avait jeté les fondements de l’Église au cours de Sa vie apostolique et lui avait communiqué Ses pouvoirs après Sa Résurrection. C’est l’Esprit-Saint qui devait achever la formation des Apôtres: « L’Esprit-Saint descendra sur vous; demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtu de la force d’en haut. » La fête de la Pentecôte est la fête de la promulgation de l’Église par la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.

Le don du Saint-Esprit à l’Église, c’est actuellement pour chacun de nous la plénitude de la vie de la grâce, commencée au baptême, et qui atteint progressivement son plein épanouissement. Pour les Apôtres c’était cela aussi, et de plus cette même vie à transmettre sans que la source en tarisse jamais. Rémission des péchés, justification, rédemption, filiation adoptive des enfants de Dieu, charité chrétienne, communion des Saints, tout cela, qui constitue les richesses et la vie même de l’Église, nous a été donné et continue de nous être donné dans l’Esprit-Saint par les Apôtres et les successeurs des Apôtres au sein de l’Église de Dieu.

La Pentecôte n’est pas seulement l’anniversaire d’un événement du passé: c’est une réalité toujours vivante dans l’Église et en nous. « Venez, Esprit-Saint, remplissez les coeurs de Vos fidèles, et allumez en eux le feu de Votre amour »: C’est la prière suppliante de l’Église. Faisons-la nôtre et l’Esprit-Saint descendra en nous.

Dom Gaspar Lefebvre, Missel quotidien et vespéral, édition 1951

Prière à Marie, Épouse chérie du Saint-Esprit

Ô Marie, très digne Épouse du Saint-Esprit et Mère bien-aimée de mon âme, Vous qui, dès le premier moment de Votre existence, avez été ornée des dons du Saint-Esprit et les avez fait admirablement fructifier par une fidélité constante et un amour toujours croissant, daignez jeter un regard de compassion sur Votre enfant si pauvre, si indigne, prosterné ici à Vos pieds. Je le confesse, à ma honte et à ma confusion, j’ai bien des fois, par mes péchés, contristé le Saint-Esprit et perdu le trésor de Ses dons; j’ai été cause de la Passion et de la mort de Votre divin Fils; j’ai abreuvé d’amertume Votre Coeur maternel. Ô Mère de miséricorde, je m’en repens de tout mon coeur, obtenez-moi pardon, oubliez toutes les peines que je Vous ai faites. Je suis résolu de me donner à Dieu sans réserve.

Ô Marie, qui, par Vos ardents désirs et Vos prières ferventes, avez autrefois attiré le Saint-Esprit sur les Apôtres, priez-Le aussi pour moi. Par le mérite de Vos sept douleurs, obtenez-moi les sept dons du Saint-Esprit, ainsi que la grâce d’y correspondre fidèlement.

  • Obtenez-moi le don de Crainte, qui me fasse pleurer le reste de ma vie les péchés que j’ai commis, et éviter désormais tout ce qui déplaît à Dieu.
  • Obtenez-moi le don de Piété, qui me pénètre, à l’égard du Père céleste, d’une tendre confiance et d’un filial amour; qu’il me fasse trouver, par sa douce onction, le joug du Seigneur léger et suave.
  • Obtenez-moi le don de Science, qui m’élève vers Dieu par le moyen des créatures, et m’apprenne l’art difficile d’en user ou de m’en abstenir selon qu’elles me conduisent à ma fin dernière ou qu’elles m’en détournent.
  • Obtenez-moi le don de Force, qui me rende capable de vaincre toutes les tentations du démon, d’accomplir toujours parfaitement mes devoirs et de souffrir généreusement toutes les tribulations de cette vie.
  • Obtenez-moi le don de Conseil, qui me fasse choisir constamment les moyens les mieux appropriés à ma fin dernière et me fasse discerner, dans les occasions difficiles, ce qu’il faut faire pour plaire à Dieu.
  • Obtenez-moi le don d’Intelligence, qui me découvre la splendeur des vérités et des mystères de notre sainte religion.
  • Obtenez-moi, enfin, le don de Sagesse, qui me fasse connaître le vrai bonheur, porter sur toute chose un jugement sain, goûter Dieu et Sa très sainte volonté en tout.

Ô Vierge fidèle, faites que je ne perde plus jamais ces dons si précieux; mais qu’à Votre exemple, je les conserve et les fasse fructifier jusqu’à la mort. Faites, enfin, ô douce Mère, qu’après m’être laissé diriger en cette vie par le Saint-Esprit, j’aie le bonheur d’être introduit par Lui dans le ciel, pour aimer et louer à jamais, en union avec Vous, l’adorable Trinité, à qui soient rendus tout honneur et toute gloire.

7 Ave Maria, 7 Gloria Patri.