1.
S. Matth. 27, 46
2.
S. Matth. 16, 24; S. Marc 8, 34
3.
S. Matth. 11, 30
4.
S. Luc 1, 52
5.
S. Jean 8, 12
Mot
d’ordre
et
souhait
pour
2012
Contempler, méditer,
approfondir le grand
Mystère de la Croix
pour être des amants de la
Croix
par Père Mathurin de la Mère de Dieu
Notre Père Jean-Grégoire de la Trinité a été rappelé
à Dieu le 31 décembre 2011.
Le soir, selon la coutume, la Communauté commen-
çait le Nouvel An
par une Messe de minuit et la célébration de la fête
du Père Éternel.
Selon la coutume aussi, malgré une situation dou-
loureuse pour tous,
Père Mathurin de la Mère de Dieu proposait le Mot
d’ordre et le souhait pour l’année 2012.
Les paroles ne
viennent pas facilement
dans les circonstances
actuelles... Pour nous
tous ici présents de
cette grande famille
établie par notre Père
des Cieux, et par notre
Père que nous venons
de perdre sur cette
terre, ce n’est pas facile
d’exprimer ce que nous res-
sentons. Chacun de nous
ressent sensiblement les mêmes choses, nous les por-
tons en nous. C’est un grand deuil.
Par contre, si nous nous plaçons dans une autre
perspective, nous pouvons dire qu’il y a deux Pères
qui sont heureux aujourd’hui. Le Père des Cieux est
heureux! Et notre Père de la terre que nous venons
de perdre sur la terre, est aussi heureux. Cette pen-
sée nous donne la force d’ouvrir la bouche et de
manifester malgré tout un peu de joie, quoique bien
gauchement.
Nous pleurons, mais c’est un peu égoïste. Nous
pleurons sur nous-mêmes, parce que sur la terre,
nous perdons un Père. Nous perdons sa présence, sa
compagnie, ses conseils immédiats, mais il demeure
avec nous autrement. Nous ne perdons pas vraiment
ses conseils, car ses conseils, nous les avons eus, nous
les avons entendus, nous les avons reçus. Nous les
possédons de toutes sortes de manières. C’est sur du
papier, sur bande magnétique, sur support électro-
nique. Nous les avons reçus surtout dans notre cœur.
Tout ce que notre Père nous a donné de conseils,
d’instructions, est là, gravé dans notre cœur.
Nous savons que la plus grande marque de recon-
naissance, de gratitude, d’amour que nous puissions
faire à ce Père que Vous nous avez donné, bon Père
des cieux, c’est de suivre, c’est de conserver bien
gravé dans nos cœurs les grands enseignements qu’il
nous a donnés. Nous souhaitons ne jamais nous
séparer de cet enseignement, de cette doctrine tout
évangélique que nous avons reçue. Oui, mes frères,
mes sœurs, conservons bien gravé dans nos cœurs
l’enseignement qui nous a été donné avec tellement
de magnanimité, de générosité, avec une telle pléni-
tude.
Les pages de l’Évangile sont réconfortantes, mais
aussi, elles viennent nous chercher, elles nous com-
promettent. C’est bien ce que notre Père qui vient de
nous quitter s’est appliqué à nous faire comprendre
par ses paroles, mais encore plus par ses exemples.
Notre bon Jésus, notre grand Maître, le Fils de Dieu
fait homme, ce n’est pas tant par Ses discours qu’Il a
opéré notre salut. Il a opéré notre salut sur la croix.
Il en est de même pour cette œuvre confiée à
notre Père, qui l’a commencée par une volonté
directe du Ciel. En lui s’est continuée l’œuvre du
Christ, par son acceptation généreuse et cordiale de
la croix qui lui a été imposée. Notre salut, Jésus l’a
opéré sur la croix. Ce qui a été demandé ici, c’est une
rénovation, un sauvetage, un salut. Et le salut se fait
par la croix.
Mes frères, mes sœurs, nous vous donnons
comme mot d’ordre pour cette année: de contem-
pler, méditer, approfondir le grand mystère
de la croix. Faites-en l’objet de votre étude. Ouvrez
votre cœur à cette étude, pas trop votre esprit – un
peu quand même – mais ouvrez surtout votre cœur à
l’étude de ce grand mystère. La Croix va toujours
demeurer un mystère, mais ouvrez votre cœur, sous
le regard de Dieu, en contemplant le Fils de Dieu qui
est venu sur cette terre pour nous sauver... dans la
souffrance.
Nous Le contemplons
maintenant dans la Crèche,
plein de charmes. Mais
notre salut s’est achevé
dans la croix, la croix igno-
minieuse, la croix qui
bafoue et humilie, la croix
qui fait mal, la croix incom-
préhensible qui a réduit
Jésus jusqu’à dire: «Mon
Dieu, Mon Père, pourquoi
M’avez-Vous aban-
donné?...»
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Et nous,
pauvres humains, nous
voudrions comprendre cette croix, nous voudrions
qu’elle soit claire, que le chemin soit évident, tracé,
jalonné de balises; nous voudrions que tout soit écrit
par avance, et que tout se déroule comme dans un
livre. Il n’en est pas ainsi.
La voie royale de la Croix
Étudions, mes frères et mes sœurs, durant cette
année, cette voie de la croix, le chemin de la croix.
Approfondissons ce mystère pour nous en imprégner.
Le salut du genre humain s’est fait sur la croix
et tout salut surnaturel se fait par la croix.
C’est LA voie, c’est LE chemin. Nous en désire-
rions un autre, mais la croix est l’unique chemin.
Même quand nous nous sentons anéantis par la croix
– ça peut arriver – soumettons-nous à Dieu. Nous
sommes tellement fragiles, tellement faibles qu’une
toute petite croix peut nous faire exclamer comme
Jésus du haut du Calvaire: «Père, pourquoi M’avez-
Vous abandonné?» Mais même quand nous ressen-
tons cela, adorons la très sainte Volonté de Dieu, la
croix incompréhensible. Incompréhensible... Notre
raison n’a pas besoin de comprendre. La foi ne
s’explique pas. Nous en faisons l’acte. Nous plions
devant Dieu. Nous obéissons.
Je vous donne comme souhait: d’être des
amants de la croix. Je souhaite que cette année le
plus grand nombre possible d’entre nous, mes frères,
mes sœurs, chers amis, membres affiliés, toute per-
sonne qui appuie de quelque façon cette Œuvre
demandée par Dieu à notre Père, nous soyons des
amants de la croix. C’est un souhait, je ne vous en
fais pas un mot d’ordre, car être amant de la croix est
une grâce que l’on ne peut se donner à soi-même.
Mais c’est une grâce qu’il faut demander et que le bon
Dieu ne refuse pas. Il dit dans l’Évangile: Celui qui
veut être Mon disciple, qu’il se renonce, qu’il prenne
sa croix et qu’il Me suive.
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Ce n’est pas un ordre,
mais c’est une invitation plus forte qu’un mot d’ordre,
parce que si nous la refusons, nous ne sommes pas de
Ses disciples. Si nous ne voulons pas dans notre
cœur prendre la croix à la suite de Jésus, nous ne
sommes pas de Ses disciples. C’est un langage certai-
nement austère, mes frères, mes sœurs. Ce n’est pas
plus plaisant à formuler qu’à entendre, mais c’est ce
que Dieu attend.
Notre Père Jean-Grégoire a porté la croix toute sa
vie. Il l’a tellement aimée par la grâce de Dieu, qu’il
en est venu à la désirer, à désirer le mépris, d’être
humilié, d’être aux pieds de tous. Il l’a désiré pour
marcher sur les traces de Jésus, et il a été servi à sou-
hait! À notre tour, tous ensemble, mes frères, mes
sœurs, unissons-nous, je vous en conjure, dans ce
vouloir et aidons-nous les uns les autres, oh! avec
beaucoup de charité et d’humilité. On fait davantage
aimer la croix par la charité que par les réprimandes
trop directes. La plupart du temps, on gagne beau-
coup mieux les âmes à l’acceptation des croix par des
paroles humbles, plutôt que par les reproches, ou une
parole dure. Il ne faut pas jouer au saint. Ayons des
paroles humbles envers notre prochain.
Actuellement dans le monde, je crois qu’on n’a
jamais autant entendu parler de malheurs, de fléaux
et de cataclysmes de toutes sortes, de guerres, de
conflits entre nations, entre individus. Dans les
informations, c’est tout ce qu’on entend. Le monde a
rejeté le chemin tracé par Jésus Lui-même parce qu’il
ne veut pas de Sa croix. Et voilà le résultat! Un beau
Jésus souriant, ça passe encore. Mais la croix! On
rejette Jésus à cause de Sa croix. Voilà la vérité. La
croix nous scandalise, nous heurte, nous répugne,
donc on s’en détourne. Et qu’est-ce qui arrive?
Toutes sortes d’amertumes bien pires... On ne veut
pas de la croix de Jésus, et l’amertume se répand sur
la terre, comme jamais.
La croix de Jésus apporte avec elle une paix du
cœur incomparable: Mon joug est doux et Mon far-
deau léger, a dit le Christ.
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Mais sans Jésus... c’est la
confusion, l’amertume, l’agressivité, la rancœur qui
règnent.
Dieu veut changer les choses. On entend parler
par ci, par là de la «croix glorieuse». C’est une belle
expression, très enthousiasmante, avec raison. Mes
frères, mes sœurs, n’oubliez pas que la croix glorieuse
vient par la croix ignominieuse. C’est le chemin, c’est
la voie. Il faut bien s’en convaincre. Tous les Saints
voulaient la croix. Et quand la souffrance devenait
trop difficile, dans les moments d’épreuves, d’abatte-
ment, vous les voyiez se tourner vers le crucifix et
méditer sur les souffrances que Jésus a endurées par
amour pour nous, pour notre salut.
Certainement l’un des plus grands exemples de
cet amour de la croix est saint François d’Assise.
Deux petits morceaux de bois reliés en forme de croix
suffisaient à le faire tomber en extase. Saint François
d’Assise était prêt à tout pour Dieu. Son cœur
s’embrasait et désirait la croix, assez pour faire dire à
Jésus: «Personne, pas un Saint sur la terre n’a aimé,
n’a contemplé avec autant d’ardeur, avec tellement de
compassion ce mystère de la croix, cette voie doulou-
reuse, ce chemin de croix.»
Mes frères, mes sœurs, plusieurs d’entre nous
avons souvent entendu notre Père remercier Dieu
pour la croix ignominieuse, non pas la croix glo-
rieuse. S’il a désiré la croix glorieuse, ce n’était que
pour la gloire de Dieu. Mais, pour lui, personnelle-
ment dans sa vie, pour lui, comme bien propre,
comme cadeau, il voulait l’ignominie. Comme bien
d’autres Saints, comme saint Jean de la Croix à qui
Jésus demandait: «Jean, quel cadeau voudrais-tu de
Moi?» et il répondit: «Seigneur, souffrir et être
méprisé pour Vous!»
Dans le chant du Magnificat, la très Sainte Vierge
dit: Dieu exalte les humbles.
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Ce dut être une grande
fête, une grande exaltation au Ciel à l’arrivée de notre
Père, puisque Dieu exalte les humbles. Une exalta-
tion, une joie assez grande, mes frères, mes sœurs,
pour nous exalter nous-mêmes, face à cette grande
vertu d’humilité et nous la faire désirer de toute notre
âme. Demandons à Dieu la grâce d’accepter d’abord,
puis d’aimer le mépris, l’anéantissement, la croix qui
humilie. Nous aimerions une croix honorable, celle
où tous nous verraient comme un héros transportant
la croix de Jésus, un peu comme sur un théâtre. Mais
la vie n’est pas un théâtre, et la croix sur la terre n’est
pas glorieuse.
Mes sœurs, vous avez peut-être le beau cantique
«Dans la croix, on trouve la vie»? Si vous voulez
l’entonner et le chanter.
Père Jean-Grégoire de la Trinité
1928-2011
C’est bien cela, c’est le
chemin lumineux parce
que là Se trouve le Bien-
Aimé. C’est la seule expli-
cation à la beauté de la
croix, à ce qui la rend dési-
rable. Nous, humains,
nous ne pouvons pas com-
prendre pourquoi Dieu a
choisi cette voie. Pour-
quoi?... C’est Son secret et
nous n’avons pas à com-
prendre. Dieu a choisi ce
chemin, Il nous a donné et
manifesté Son Amour
Infini en embrassant la
croix pour notre salut, voilà
notre argument pour suivre le même chemin.
Quand on embrasse l’ignominie et tout ce qui cruci-
fie, c’est alors que mystérieusement, on trouve la
croix lumineuse. Mais si on la rejette c’est rejeter
Jésus qui est la Lumière du monde.
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Voilà donc mon souhait, mes frères, mes sœurs:
que nous devenions tous des amants de la croix.
Faisons-en une prière les uns pour les autres, une
supplique. Dieu veut sauver l’humanité, et pour le
faire Il a besoin de pauvres humains infirmes qui
s’attachent à Sa croix. Cette croix devra être mani-
festée au monde entier; c’est le dessein de Dieu de
manifester Sa croix au monde entier. Pour faire
connaître Sa croix, pour la révéler au monde qui est
attaché à toutes sortes de futilités, et la faire aimer,
Il veut Se servir d’instruments. Le bon Dieu pour-
rait agir seul, mais généralement Il Se sert d’instru-
ments. Il veut révéler Sa croix, la faire aimer, et
pour cela Il veut Se servir de nous.
Mes frères, mes sœurs, entrons pleinement dans
ce chemin de la croix. Supplions le bon Dieu de
nous rendre amants de la croix. Elle est notre
salut; elle sera le salut du monde entier. Il faudra
qu’elle soit transportée et c’est dans nos cœurs que
nous la transportons. On ne peut se donner cette
grâce à soi-même, c’est impossible. Il faut la
demander, supplier Dieu, Lui dire tout le désir qu’on
en a, pour nous-mêmes, pour nos frères et sœurs,
pour tous Ses enfants, surtout pour ceux qu’Il
appelle plus particulièrement à Sa suite. Qu’Il
veuille bien nous en faire la grâce.
Bon Père des Cieux, Verbe de Dieu incarné, cru-
cifié pour nous, Esprit-Saint, à l’occasion de cette
perte sur la terre pour nous, perte de notre cher
Père, nous Vous faisons une supplique instante:
Qu’à notre tour, nous embrassions la croix, que nous
ne la rejetions pas. Je vous le répète, cette croix doit
être portée. C’est un appel à chacun de vous, mes
frères, mes sœurs. C’est un appel que je me fais à
moi-même et à chacun de vous.
Cette année 2012
marque le 1700e anni-
versaire d’un événe-
ment très singulier qui
a marqué l’histoire du
monde. Il s’agit de la
victoire de Constantin
le Grand, fils de sainte
Hélène, contre
Maxence. En 312,
Constantin approchait
un jour de Rome, à la
tête de son armée,
lorsque vers le soir, il
vit une immense croix
lumineuse portant cette inscription: «Par ce
signe, tu vaincras!» Dans un songe qu’il eut
ensuite, le Christ lui ordonna, bien qu’il fût encore
païen, de faire inscrire sur les boucliers de ses sol-
dats le Signe divin: la croix. Constantin obéit et fit
aussi mettre la croix sur le labarum, l’étendard
impérial. Le 28 octobre 312, il rencontra son adver-
saire Maxence près de Rome et engagea la bataille.
Les troupes ennemies furent rapidement dissémi-
nées. Constantin devenait ainsi le seul empereur
d’Occident et il attribua cette grande victoire au
signe sacré de la croix. Il se fit plus tard baptiser et
devint le premier empereur chrétien, mettant fin
aux persécutions anti-chrétiennes de plus de trois
siècles.
Il lui avait été dit: «Par ce signe, tu vaincras!»,
et il a eu la victoire selon la promesse. Constantin,
empereur païen, avec son armée de païens, a obtenu
la victoire par la croix! Mes frères, mes sœurs, Dieu
nous dit la même chose cette année: «Par ce signe,
vous vaincrez!» Mais pour nous, ce n’est pas un
signe simplement extérieur. C’est un signe que nous
devons porter dans notre cœur, que nous devons
aimer et chérir. Par cette croix, nous vaincrons. La
grande victoire promise contre les forces du mal
viendra par la croix. Voulons-nous la victoire? Le
chemin est tracé.
Si Constantin n’avait pas obéi à cet ordre du ciel,
s’il n’avait pas mis sur ses insignes la croix qui lui
était demandée, il n’aurait pas remporté cette
grande victoire. C’était pour lui une victoire maté-
rielle, deux armées matérielles s’affrontaient. Dieu
veut avoir grande victoire contre les forces du mal,
contre Son ennemi et tous Ses ennemis, contre les
orgueilleux et leur prince. Cette grande victoire,
nous l’obtiendrons par ce signe que nous devons
porter au milieu de nous, que nous devons avoir,
conserver, aimer, porter au centre de nous-mêmes,
dans notre cœur. Encore une fois, je le redis, ce
n’est pas un don qu’on puisse s’accorder à soi-
même.
Que cette année nous fassions tous ensemble un
assaut vers le ciel, une supplique:
«Mon Dieu, la voie de la croix est celle que Vous
avez choisie:
c’est la voie que nous voulons aussi suivre.
Mais voyez notre impuissance, notre lâcheté parfois
extrême.
Venez à notre aide, ô mon Dieu!»
Que ce soit notre prière. À chaque prière de
l’heure:
«Ô Dieu, venez à mon aide! Hâtez-Vous de me
secourir.
Que je sois vraiment Vôtre.
Faites que je ne me comporte pas en ennemi de
Votre croix.
Mon Dieu, gravez en moi cette croix.
Donnez-moi l’amour, faites-moi bien comprendre,
réaliser
et même expérimenter la croix si Vous le jugez bon.
Vous êtes tout-puissant.
En étreignant la croix, c’est Vous que
j’étreins.»
Mes frères, mes sœurs, je vous souhaite que
Dieu vous fasse expérimenter qu’en étreignant la
croix, en l’acceptant de tout cœur, c’est Jésus que
vous acceptez, c’est Jésus Lui-même que vous pres-
sez contre votre cœur. Que Dieu vous le fasse
expérimenter. Demandons à notre bon Père qui
vient de nous quitter, qu’il intercède pour nous
auprès de Dieu. Quel immense pouvoir il doit avoir
dans le Ciel!
Victoire, tu régneras!
Ô Croix! Tu nous sauveras!
Dans la Croix, on trouve la vie
1.
Dans la croix on trouve la vie
Et la consolation
Elle seule est le royal chemin
Qui nous conduit au Ciel.
La croix est un arbre de vie, arbre de vie.
Et un chemin délicieux qui nous conduit au Ciel.
2.
Elle est un olivier précieux
La féconde et sainte croix
Qui de son huile nous guérit
Et nous donne lumière.
Mon âme, embrasse cette croix, embrasse la croix!
Elle est un chemin lumineux qui nous conduit au Ciel.
3.
La croix est l’arbre verdoyant
De céleste désir
Où repose le Bien-Aimé,
Se consumant d’amour.
Elle réjouit de fruits savoureux, de fruits savoureux.
Elle est un chemin lumineux qui nous conduit au Ciel.
(D’après sainte Thérèse d’Avila)