La Foi dans l’action de la
Providence
pour vivre selon la Foi
par Père Mathurin de la Mère de Dieu
À l’aurore de cette nouvelle année, je voudrais
d’abord offrir à notre Père des cieux tous nos
meilleurs vœux, c’est-à-dire qu’Il trouve dans Ses
enfants de la terre des répliques de Son Fils bien-
aimé en qui Il a mis toutes Ses complaisances.
1
Pour mieux atteindre cet objectif, nous vous don-
nons cette année pour mot d’ordre et aussi comme
souhait: LA FOI, vivre selon la Foi. C’est mon
souhait pour vous, mes frères, mes sœurs, chers
amis, c’est mon vœu aussi pour toute la Chrétienté
afin de réjouir notre Père des Cieux.
Lors de Son Apparition,
Notre-Dame de La Salette
disait à Ses futurs apôtres:
«Que votre foi soit la
lumière qui vous éclaire en
ces jours de malheur.» Ce
n’est pas une nouvelle pour
personne: nous vivons
actuellement ces jours de
malheur. Nous vivons des
temps de ténèbres.
Au moment de la venue
de Jésus sur la terre, c’était
aussi des temps de
ténèbres. Les puissances de l’enfer semblaient
contrôler pratiquement la terre entière. C’était un
temps où presque tous les humains ne vivaient que
pour la terre. Cette époque ressemblait étrangement
à nos temps actuels, où la plupart des humains
vivent pour la terre. Voilà pourquoi, lors de Sa
venue, Jésus n’a pas été reconnu. Il est venu chez les
Siens et les Siens ne L’ont pas reçu,
2
nous dit
l’Évangile. Les hommes ne L’ont pas reconnu, parce
qu’ils vivaient pour la terre. Tout leur intérêt, le but
de leur vie, de leur existence, c’était la terre et tout
ce que la terre pouvait leur apporter, comme si tout
se terminait là. L’humanité en est là de nouveau. Pas
tous, mais une grande majorité d’hommes vivent
uniquement pour la terre. Vivre pour la terre, c’est
contraire à la foi. La foi, c’est de servir Dieu.
Le fondement de la foi, la base, le premier pas,
c’est de reconnaître Dieu pour notre Créateur. Si
nous reconnaissons Dieu pour notre Créateur, nous
sommes Sa créature et en tant que telle, Dieu a
tous les droits sur nous. Voilà la foi: croire que
Dieu est le Créateur; croire que moi je suis Sa créa-
ture; croire qu’Il a tous les droits sur moi.
La foi, c’est de croire que Dieu S’est manifesté
d’abord à nos premiers parents, Adam et Ève. Il
S’est manifesté à eux avant et immédiatement après
leur péché. À ce moment-là, Il leur a tracé le chemin
à suivre. Tout en leur laissant l’espérance du salut, Il
leur a annoncé une vie de souffrance pour réparer
leur péché. Désormais, ils devaient vivre une vie de
labeur, de peine, la mort et toutes sortes de souf-
frances à accepter en esprit de foi. La foi, c’est de
croire que Dieu a promis un Messie, un Rédempteur
à nos premiers parents. Entretemps, ils devaient
vivre selon les premières directives données, accep-
tant la pénitence du travail, de la douleur et de la
mort.
La foi, c’est de croire que Dieu S’est manifesté
aux patriarches, à Abraham, Isaac, Jacob, Moïse. Il
S’est manifesté à tous les prophètes. La foi, c’est de
croire qu’à travers ces patriarches et ces prophètes,
Il nous dictait et nous montrait déjà le chemin à
suivre, le chemin du salut.
La foi c’est aussi – et surtout – de croire que
Dieu S’est manifesté Lui-même par l’Incarnation.
Dieu a tellement aimé le monde, qu’Il a donné Son
Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne
périsse point, mais ait la vie éternelle.
3
Dieu, non
seulement a parlé aux patriarches et aux prophètes,
mais Il a envoyé Son Fils qui S’est incarné et est
venu vivre parmi nous sur la terre. Par la foi, il faut
croire que Jésus, Fils de Dieu et Dieu Lui-même, est
venu nous donner l’exemple, nous enseigner et nous
racheter. Il est venu nous montrer Lui-même le che-
min du salut. Il est venu personnellement embrasser
cette voie déjà tracée à nos premiers parents, aux
patriarches et aux prophètes. Il nous l’a démontrée
avec une générosité de détails, une générosité de
dons, jusqu’à opérer Lui-même notre salut. En nous
rachetant, Il nous a montré le chemin de notre
propre salut. La foi, c’est de croire cela.
La foi, c’est
croire à tous les
enseignements de
Jésus, à tous Ses
exemples; c’est
croire en Lui et
croire à ce que
l’Église nous
enseigne depuis 2
000 ans. C’est
croire aussi à l’exemple des légions de Saints et
Saintes qui ont voulu marcher sur les traces de
Jésus. Depuis la venue de Jésus, l’Église nous
enseigne à Sa suite. La foi, c’est de croire tout cela.
Vous comprenez que la foi englobe tout, engage
énormément; elle oblige à une adhésion, à une
transformation de vie.
Tout l’enseignement que Jésus nous a donné en
S’incarnant oblige à nous impliquer, il oblige à une
règle de conduite. La foi n’est pas une chose nébu-
leuse: «Oui, je crois que Dieu existe en quelque part,
comme dans un petit nuage», comme certains
aiment à le dire. «Oui, je crois en Dieu» et ça
s’arrête là. La foi doit nous mobiliser. L’enseigne-
ment de Jésus nous interpelle, Ses exemples nous
engagent. Il faut les suivre. Il nous dit: Je suis la
Voie, la Vérité et la Vie.
4
Celui qui Me suit ne
marche pas dans les ténèbres.
5
Il faut croire tous
les enseignements de l’Évangile, les endosser.
Quand Jésus dit Je suis la Voie... il faut Le suivre. Il
nous dit encore: Nul ne vient au Père que par Moi.
6
Tout ce que J’ai appris de Mon Père, Je vous l’ai fait
connaître.
7
Jésus est Dieu, envoyé par Son Père pour nous
montrer le chemin. La foi, c’est de croire complète-
ment à l’Évangile, sans en rien retrancher. Certains
sont portés à dire: «Ah! Jésus est un grand pro-
phète. Mais de là à dire qu’Il est Dieu et qu’Il nous
oblige à suivre Ses enseignements...» Non, Jésus
n’est pas qu’un prophète, Il est Dieu même, le Verbe
fait chair, deuxième Personne de la Sainte Trinité. Il
a donné Ses preuves. D’abord, tous les miracles qu’Il
a accomplis durant Sa vie terrestre, jusqu’à ressusci-
ter des morts par Son propre pouvoir. Ressusciter
des morts, des Saints l’ont fait, mais au nom de
Jésus. Lui, Jésus, opère par Son propre pouvoir. Il a
guéri une multitude de malades, mais la plus grande
preuve qu’Il nous a donnée de Sa divinité, c’est Sa
résurrection. Les pharisiens Lui demandaient un
jour: «Donnez-nous une preuve que Vous êtes vrai-
ment Dieu, s’il faut croire en Vous. Donnez-nous un
signe.» Il leur a donné comme signe: Détruisez ce
temple et dans trois jours Je le relèverai.
8
Ils ont
très bien compris ce qu’Il voulait dire.
À une autre occasion, Jésus leur dit: Vous voulez
un signe? Je vous donne le signe du prophète Jonas.
Il a été trois jours et trois nuits dans le ventre d’un
poisson, au fond de la mer. Ainsi, le Fils de
l’Homme sera trois jours et trois nuits dans les
entrailles de la terre. Puis Il ressuscitera.
9
C’est
arrivé. Les pharisiens croyaient à cette prédiction
puisqu’ils ont eux-mêmes fait poster des soldats
devant le sépulcre où était le corps de Jésus... en qui
ils disaient ne pas croire. Les gardiens du sépulcre
ont été témoins de la résurrection de Jésus; ils l’ont
rapportée, mais ils ont été corrompus. Vous
connaissez l’histoire. Jésus a prouvé par Sa résur-
rection qu’Il était Dieu.
Donc, nous sommes engagés. Il est notre Dieu.
Ce petit Jésus, ce petit bébé que nous voyons dans la
Crèche entre les bras de Marie, c’est Dieu qui va
vivre trente-trois ans sur cette terre, c’est notre
Créateur, le Créateur de tous les hommes. Nous
sommes Sa créature, Il a donc tous les droits, Il peut
demander, exiger, commander. La seule réponse
que nous pouvons Lui faire, c’est: Oui.
La première vertu théologale
Voyez, mes frères, mes sœurs, la foi est le fon-
dement de tout l’édifice. Ici, nous parlons
souvent de l’humilité et de l’amour. Nous parlons de
ces vertus avec beaucoup de raison, de justesse.
Nous le faisons beaucoup dans le temps de Noël et il
faut le faire; nous demandons l’humilité, source et
racine de toutes les vertus. Mais sans la foi, à quoi
rime l’humilité? Pourquoi devrais-je, moi, me
mettre à vos pieds? Pourquoi devriez-vous obéir à
l’Église, aux autorités, à ce petit Enfant? Pourquoi,
s’il n’est pas Dieu? Pourquoi devriez-vous être
humble?
Par la foi, vous pouvez le faire. Vous aspirez
même à le faire. La foi nous fait contempler Jésus
qui a vécu il y a 2 000 ans. Nous Le contemplons,
nous écoutons Son enseignement, nous Le voyons
naître dans l’humilité. Nous voyons que les plus
grands exemples qu’il a donnés sont des exemples
d’humilité. C’est par la foi que nous Le voyons, que
nous Le croyons. La foi nous engage à suivre Son
exemple. Si nous n’avons pas la foi, l’humilité est
sans fondement. On vous prêche l’humilité, c’est
vrai que c’est important. Mais sans la foi, il n’y a pas
de fondement. Voilà pourquoi il faut commencer par
la foi. Il n’y a rien qui va changer sur cette terre sans
la foi. La foi sera humble, il va sans dire.
Tout se tient. L’amour... comment peut-on aimer
Dieu si on n’a pas la foi? Comment peut-on aimer
son prochain si on n’a pas la foi? Quand on n’a pas
la foi, c’est la loi de la jungle, la loi du plus fort. Ceux
qui réussissent à avoir le pouvoir dominent sur les
autres, les contrôlent. Nous appelons cela démocra-
tie ou tout autre système de gouvernement.
Pourquoi devrais-je aimer mon prochain, l’aimer
comme moi-même, l’aimer plus que moi-même?
C’est par la foi, parce que ce petit Enfant-Jésus me
l’a enseigné. Sinon, c’est une sorte de philanthropie
ou de diplomatie. Je ne lui fais pas trop de mal, par
crainte qu’il m’en fasse à son tour. C’est un peu
comme dans la jungle, avec un peu plus d’esprit,
parfois à peine. Dans la jungle, les animaux res-
pectent ceux qui sont plus forts qu’eux, ils ne leur
font pas trop de mal parce qu’ils ont peur des repré-
sailles. Voilà la jungle. Un animal plus faible, plus
chétif, ne s’en prend pas au plus gros, au plus fort! Il
fait attention à lui, il a peur, il tient à vivre. C’est la
loi de la survie, ce n’est pas de l’amour! D’où vient
l’amour? De la foi. Je crois que mon prochain est un
enfant de Dieu comme moi je le suis. Je crois que
Jésus a donné Sa vie pour lui. Je crois qu’il est une
créature de Dieu, Son enfant. Je crois que Dieu me
demande de l’aimer et de l’aimer vraiment. Je le
crois, voilà pourquoi je m’y applique. C’est par la foi.
Repassez toutes les vertus comme cela...
On ne peut aimer ni Dieu ni son prochain sans la
foi, la première des vertus théologales. La foi est la
lumière qui éclaire toute notre vie. Chez les gens qui
n’ont pas la foi, quelles tristesses, quelles ténèbres!
C’est pourquoi l’humanité est remplie de tristesses.
Les gens s’étourdissent. Pourquoi tant s’étourdir?
Parce qu’on n’a pas la foi et on ne sait où trouver le
vrai réconfort. Ceux qui ont la foi ne cherchent pas à
s’étourdir. La foi les guide, c’est une lumière sûre. Ils
savent que Dieu est là, qu’Il veille sur eux et veut les
conduire à leur but: une éternité de bonheur.
La foi nous fait découvrir Dieu. Voyez, entre
humains, nous nous connaissons, nous nous ren-
controns, nous vivons entre frères, entre sœurs;
d’autres se marient. Avant de rencontrer et de
connaître des personnes, nous ne les aimons pas. Il
faut d’abord les rencontrer, parler avec eux,
apprendre à les connaître, et nous venons à les
aimer. Ainsi avec Dieu. Par la foi, on fréquente Dieu.
Mais Dieu, Le voyez-vous? De vos yeux phy-
siques, humains, Le voyez-vous? Par la foi, oui. Par
la foi, vous croyez qu’Il est venu il y a 2000 ans.
Vous croyez qu’Il vous parle dans l’Évangile. Ceux
qui font l’acte de foi, toute leur vie s’illumine. La foi
vous fait fréquenter Jésus, vous Le fait étudier, vous
Le fait contempler. Dieu, en retour, avec l’assistance
de Sa grâce, vous parle par Son Évangile, dans la
sainte Eucharistie, par Son Église. Par Sa grâce, Il
vous parle au cœur. Tout est dans le domaine de la
foi. Cela vous donne une force, une énergie, une
ardeur. C’est l’histoire des Saints. Qu’est-ce qui a fait
les Saints, les martyrs? La foi!
Nous sommes dans un temps de ténèbres.
Quand Jésus est venu, le monde vivait aussi dans les
ténèbres. Les Apôtres sont allés, ils ont répandu la
foi en Jésus. Ils vivaient cette foi et ils l’ont commu-
niquée. À mesure que les païens embrassaient cette
foi, les ténèbres se dissipaient. Même humainement
parlant, le monde est devenu meilleur. La société est
devenue beaucoup plus agréable à vivre, et cela
parce que les hommes sont rentrés dans le dessein
de Dieu par la foi. Maintenant, nous avons aban-
donné la foi et les ténèbres sont revenues. Que faut-
il pour ramener la lumière, pour vaincre ces
ténèbres, pour éclairer? Des âmes de foi, guidées par
la foi et vivant de foi.
Vivre de foi, c’est croire. Je le répète: Vivre
de foi c’est croire à Jésus, à Son enseignement et
c’est le vivre. Croire et ne pas faire, ce n’est pas
de la foi. Dire à quelqu’un: «Je t’aime» et se
moquer de lui en même temps, ça ne va pas. Faire
des déclarations d’amour à quelqu’un et le mépriser
en même temps, serait-ce aimer? Vous diriez à
quelqu’un: «Je vous aime. – Je suis content, moi
aussi je vous aime. J’aimerais alors que vous fassiez
telle chose pour moi»... Si au lieu d’agir vous le
méprisez et vous vous moquez de sa demande, est-
ce de l’amour?... La foi nous fait croire en l’Évangile
et nous le fait embrasser. Par la foi, je m’imprègne
complètement de l’Évangile, je veux en vivre. Je prie
Dieu que ça devienne vrai.
La foi produit la prière et l’obéissance
C’est aussi la foi qui me
fait prier. Je me tourne vers
Dieu: «Mon Dieu, Votre
Évangile, je le crois. Votre
enseignement, je crois que
c’est Vous-même, Verbe éter-
nel de Dieu, qui êtes venu
nous l’apporter par toutes Vos
paroles et Vos exemples. Je
les lis et je les fais miens. La
foi me met en prière, parce
que je veux réaliser Votre demande, Votre attente.
Je le veux, mon Dieu. Je crois que Vous pouvez le
faire dans un être infirme comme moi. Je crois vrai-
ment que Vous l’attendez de moi et je crois que Vous
pouvez le produire en moi.»
C’est la foi, une foi active qui fait prier et agir.
Plus on le fait, plus notre foi grandit, plus notre
amour augmente. Quand vous priez de la sorte et
que vraiment vous contemplez Jésus, votre foi et
votre amour augmentent, et votre action aussi.
Quand je dis «action», comprenez-moi, mes frères,
mes sœurs, je ne parle pas d’aller faire des œuvres,
je parle de l’action que Dieu attend, c’est-à-dire réa-
liser Son Évangile. Quiconque ne renonce pas à
tout, ne peut être Mon disciple.
10
Si quelqu’un veut
être Mon disciple, qu’il prenne sa croix chaque
jour.
11
La foi me fait croire à la parole de Jésus qui me
demande d’embrasser la croix. Je me dis: «Mon
Dieu, moi, pauvre petit, si lâche, j’ai tellement peur
de souffrir. Comment puis-je embrasser Votre croix?
Comment la prendre tous les jours? Venez à mon
secours!» Je fais l’acte de foi, je me mets en prière et
Dieu écoute ma prière et me donne une grâce. Je le
crois, car Il a dit: Tout ce que vous demanderez à
Mon Père en Mon nom, Il vous l’accordera. Deman-
dez et vous recevrez.
12
Il l’a dit, mais il faut deman-
der avec foi. De fait, Dieu écoute notre prière et
l’âme va de vertu en vertu, par la grâce, par l’atten-
tion de la foi, par la lumière de la foi.
La foi est une attention continue. Ce n’est pas
juste une pensée de temps en temps. On y est atten-
tif, on y revient. Cette foi se manifeste dans nos
actions. Tout ce que Jésus nous dit, comme de
prendre notre croix et de marcher à Sa suite, ce sont
des actes. Mais je vous dirais: appliquez-vous sur-
tout à l’intention, à combiner les deux: l’action et
l’intention. C’est alors que notre foi est vraiment
agissante sous l’œil de Dieu. Vous le comprenez, la
foi c’est de vivre sous l’œil de Dieu.
Vous êtes des religieux, vous avez laissé vos
parents, votre famille et pour plusieurs vous avez
laissé vos pays et peut-être des carrières. Vous avez
laissé votre indépendance, votre liberté. Les reli-
gieux ont fait cela. Si vous êtes dans l’état du
mariage, et que par la foi vous voulez vivre selon
Dieu et élever vos enfants selon cette sainte foi, vous
aussi vous devez renoncer à bien des choses et faire
bien des sacrifices. Nous pouvons tout avec la grâce
de Dieu. Je puis tout en Celui qui me fortifie,
13
disait saint Paul.
Il y a d’autres religions où il se fait quelque chose
d’un peu analogue, je veux dire des détachements. Il
y a les moines bouddhistes qui laissent des avan-
tages humains et pratiquent des austérités. Ils
s’imposent toutes sortes de choses très austères,
ardues, pénibles à la nature. Pourquoi le font-ils? Je
ne le sais pas, mais ce n’est pas par la foi, ce n’est
pas pour Dieu, car la notion d’un dieu créateur est
absente de la plupart des formes de bouddhisme.
C’est plutôt une combinaison de philosophie, de reli-
gion, de psychologie et d’entraînement mental, dans
le but de se réaliser soi-même. C’est pour être
«zen», pour arriver à une pensée différente de celles
des autres, pour être plus calme, plus en contrôle de
soi-même. Ce sont des raisons humaines.
Ce n’est pas dans ce but, mes frères, mes sœurs,
que nous pratiquons les vertus chrétiennes, que
nous acceptons de nous renoncer nous-mêmes. Ce
n’est pas pour être «zen». La raison pour laquelle
vous venez à la prière tous les matins, ce n’est pas
pour vous habituer à vous contrôler. Ce n’est pas
mauvais de se contrôler, mais ce n’est pas là votre
motivation. Vous le faites pour Dieu. Voilà l’inten-
tion. C’est là que s’exerce la foi: faire ses actions
pour Dieu.
Cette année, je vous invite spécialement, mes
frères et sœurs, à faire toutes vos actions pour Dieu,
avec l’attention de l’esprit et du cœur. «C’est pour
Vous, mon Dieu, que je le fais, parce que je crois que
c’est Votre volonté, parce que je Vous aime et je veux
Vous plaire.»
Foi en la Divine Providence
La foi, c’est aussi de croire en la Providence. On
peut définir la Providence: l’action par laquelle
Dieu, notre Créateur, conserve et gouverne tout ce
qu’Il a créé. Il le conserve et le gouverne et mène
tous les êtres qu’Il a créés à leur fin propre. C’est
cela la Providence: une action soutenue de Dieu
dans la gestion de la création. Le grand but de la
création, c’est vraiment pour amener les âmes à
Dieu.
Parfois on dit: l’homme est le centre de la créa-
tion. Et c’est vrai. Le bon Dieu a placé les humains
au centre de la création. Nous ne sommes pas «le
nombril du monde», mais nous sommes le centre de
la création, pour la gloire de Dieu. Dieu gouverne
toutes choses pour mener l’homme à sa fin. C’est là
que s’exerce principalement l’action de la Provi-
dence. Pour atteindre ce but, Il peut faire rouler le
monde avec une harmonie parfaite. Et Il peut aussi
déstabiliser le monde, pour amener l’homme à sa
destinée. Quelle est cette destinée? Connaître, aimer
et servir Dieu sur la terre, et être heureux avec Lui
pendant l’éternité. Voilà notre destinée éternelle:
être avec Dieu pour toute l’éternité. Il faut le croire.
Et il faut croire vraiment en cette divine Providence.
Dieu mène, organise et permet toutes choses
pour mener l’homme à son heureuse destinée éter-
nelle. Mes frères, mes sœurs, quand vous découvrez
cette action de la Providence qui guide et conduit
toutes choses, quand dans la prière vous vous y arrê-
tez et y mettez l’attention de votre cœur, votre vie
devient une louange de reconnaissance envers Dieu.
Même les événements les plus malencontreux, les
plus difficiles, c’est Dieu qui les permet. La perte
d’êtres chers, les accidents fâcheux, les petites et
grandes contrariétés, le monde qui ne tourne pas
rond, les humains qui deviennent de plus en plus
contraires à Dieu, méprisant Ses lois... ce n’est pas
Son dessein, mais Il le permet, Il laisse les choses
aller pour sanctifier Ses serviteurs. Toutes choses
concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.
14
Éventuellement, même les personnes les plus
hostiles à Dieu sont lentement attirées vers Lui, par
l’exemple de Ses serviteurs. Mes frères, mes sœurs,
c’est pourquoi cette année, Nous vous demandons,
Nous vous souhaitons la foi dans cette action de la
Providence qui mène tout à Sa fin, peu importe ce
qui arrive. Peu importe!...
Quand Jésus est né à Bethléem, il y avait non
loin de là, à Jérusalem, un roi appelé Hérode.
Quand il apprit que les Mages allaient voir l’Enfant,
il devint jaloux, méchant, au point de donner l’ordre
de tuer tous les nouveaux-nés mâles: ils sont appelés
maintenant les Saints Innocents. Quel crime abomi-
nable de méchanceté, inspirée par la jalousie!
Combien de douzaines, de centaines d’enfants peut-
il avoir tués ainsi, par méchanceté? Ces petits sont la
couronne, les prémices des fruits de sainteté que cet
Enfant va produire.
Il peut arriver, mes frères, mes sœurs – et vous
pouvez vous y attendre – que la méchanceté de bien
des hommes aille en augmentant. C’est possible.
C’est même probable dans la conjoncture actuelle.
Mes frères, mes sœurs, je vous en prie, voyez en cela
l’action de Dieu. Ne voyez pas les humains
méchants; voyez Dieu qui veut vous amener, vous
mon frère, vous ma sœur, à votre fin, à votre éternité
bienheureuse. Il veut vous amener à Le servir, Lui.
Tout, toute chose est voulue ou permise par Dieu.
Quand Il le permet, cela devient Sa volonté pour Ses
élus.
Jésus est monté au Calvaire. Toute une troupe
de scélérats étaient autour de Lui pour Le massa-
crer, Le faire souffrir de toutes manières. Il les a
laissé faire. La Rédemption, ce grand dessein de
Dieu se réalisait. Voilà la Providence. Dieu mène
tout. La fin de Jésus était de mourir sur une croix.
Toutes sortes d’événements ont eu lieu, des événe-
ments épouvantables, méchants, pour que ce grand
dessein de Dieu se réalise.
Mes frères, mes sœurs, le bon Dieu a des des-
seins sur nous. Laissez faire la Providence. Entre
nous, mes frères, ne vous plaignez pas, s’il vous
plaît! Je vous en prie, dans tout ce qui arrivera de
fâcheux, voyez la main de Dieu qui veut vous mener
à votre fin. Il veut faire de vous Son serviteur, Sa
servante. Il veut faire de vous Son saint. Plus que
cela, Il veut, par vous, mes frères, mes sœurs, opérer
le salut de l’humanité, et même de ces méchants qui
pourraient vous amener toutes sortes de souf-
frances. Il veut leur salut à eux aussi. Cela dépend de
la foi avec laquelle nous recevrons ces événements.
La foi n’est pas un vain mot, c’est un vécu. Ainsi l’on
vit notre Foi. C’est à cela que Nous vous invitons
cette année.
Quand les événements nous portent, que les cir-
constances nous sont favorables, quand les joies
humaines, terrestres nous arrivent, c’est facile de
louer, de bénir Dieu. Ce n’est pas mauvais, il faut le
faire. Mais, entre nous, ce n’est pas en cela que le
bon Dieu tire Sa plus grande gloire et qu’Il voit notre
degré d’amour pour Lui. Encore faut-il savoir
remercier le bon Dieu. La plupart des humains ne le
font pas, même quand ils sont comblés. C’est ter-
rible! Ils ne remercient pas Dieu même pour les
joies qu’Il leur envoie. Remercier Dieu des joies qu’Il
nous envoie, cela Le touche, Le glorifie. Oh! com-
bien rares sont les humains qui pensent à Le remer-
cier!
Mais il y a une gloire beaucoup plus grande pour
Dieu, une preuve d’amour beaucoup plus précieuse
quand Son enfant Le loue, Le bénit dans l’adversité,
dans la tribulation, dans l’épreuve, dans la souf-
france, dans l’amertume, dans la solitude. Je le
redis, il faut bénir et remercier Dieu des bienfaits
qui nous réjouissent, nous enthousiasment. Mais,
mes frères, mes sœurs, il faut aussi le faire dans la
désolation. Des souffrances, des épreuves, il y en
aura. Dieu attend votre foi. Il attendra que vous Le
louiez, que vous Le bénissiez. Sa volonté, Son action
est ciblée précisément pour vous conduire, vous
mon frère, vous ma sœur, vous mon ami, à votre fin
qui est Lui. Il veut vous amener à Lui. Veuillez le
découvrir. C’est ma prière pour vous, mes frères,
mes sœurs, c’est mon souhait cette année. Décou-
vrez Sa main divine et amoureuse derrière tout ce
qui arrive, et non pas une main qui essaie de vous
blesser.
Pour nous, les humains, l’amour est de donner
une joie immédiate. Encore que les bons parents
comprennent un peu mieux que cela. Le petit enfant
veut avoir des friandises, des gâteries. Les parents
disent «non, un peu, mais pas trop». Le petit enfant
ne veut pas aller à l’école? «Mon petit enfant, tu vas
aller à l’école, tu dois étudier. Tu dois apprendre un
métier, tu dois apprendre à travailler, si tu veux faire
quelque chose de bien dans la vie.» Les bons parents
imposent de petites souffrances à leurs enfants,
parce qu’ils les aiment et qu’ils veulent leur bien
pour plus tard. Maintenant, ce serait de donner des
bonbons, mais on ne va pas loin avec seulement des
bonbons. Les parents le comprennent.
Dieu connaît nos besoins; Il sait exactement ce
qui est le mieux pour nous. Mes frères, mes sœurs,
honorez-Le, je vous en prie, par cette foi, par cette
confiance en Son action, peu importe qu’elle vous
fasse mal, peu importe qu’elle vous humilie, peu
importe à quel point elle peut vous crucifier. Ne
faites pas de projet. Abandonnez-vous entre Ses
mains, abandonnez-vous à Sa conduite, à Sa Provi-
dence. Il fera de vous Son serviteur, Son saint. Je
vous le redis: Il fera le salut du monde. Il le fera! Les
temps sont proches, le temps presse.
«Ne méprisez pas les prophéties»
Je vais vous dire un mot aussi sur la foi dans les
prophéties
15
, dans les annonces que Dieu a faites. Il
ne faut pas les rejeter, il ne faut pas les mépriser, il
faut les croire. Je parle ici des prophéties, des
annonces reconnues par l’Église, et non pas des pro-
phéties faites par chaque petit personnage qui
s’improvise prophète et diseur de bonne aventure.
Je ne parle pas de cela. Je parle des prophéties, des
annonces reconnues par l’Église. Il y a eu entre
autres La Salette; il y a eu Fatima; il y a eu Garaban-
dal. Cette petite Œuvre ici, l’Œuvre à laquelle nous
participons tous ensemble et que Dieu nous
demande de réaliser, elle a été annoncée, prophéti-
sée. Je vous invite, mes frères, mes sœurs, à aug-
menter votre foi dans ces prophéties que Dieu a
faites. Que les épreuves, les tribulations ne vous
enlèvent pas la foi. Au contraire! Que croisse sans
cesse votre foi en la Providence par laquelle Dieu
mène toutes choses à Sa fin, par la tribulation la plu-
part du temps. Voyez Son Fils!... Que les tribula-
tions, les adversités ne détruisent pas votre foi, mais
qu’elles l’augmentent.
Je vous donne un exemple. Pour mieux vous
convaincre, je ne le prends pas dans un prophète, je
le prends dans l’Évangile. À la Visitation,
16
vous
voyez la Vierge Marie portant déjà l’Enfant-Dieu;
Elle vient rencontrer Élisabeth et la salue. Élisabeth
Lui retourne la salutation. Et, dit l’Évangile: «Élisa-
beth, remplie de l’Esprit-Saint, s’écria...» Ce n’était
plus Élisabeth qui parlait. Élisabeth, remplie de
l’Esprit-Saint, s’écria: Vous êtes bénie entre les
femmes... Vous êtes bienheureuse, Vous qui avez
cru, car tout ce qu’a dit le Seigneur s’accomplira.
Mue, poussée par l’action de l’Esprit-Saint qui parle
par sa bouche, Élisabeth dit à la Vierge Marie: Vous
êtes bienheureuse. Elle La béatifie déjà. Vous êtes
bienheureuse, Vous qui avez cru. Ni plus ni moins,
parce que Vous avez cru, lui dit Élisabeth, tout ce
que le Seigneur a dit s’accomplira. Cela faisait réfé-
rence à l’Annonciation, quand l’Ange est venu à
Marie, et au moment où Marie a cru en la parole de
l’Ange, ce messager de Dieu. Elle est devenue Mère
de Dieu, parce qu’Elle a cru. Si la Vierge Marie
n’avait pas cru, si Elle n’avait pas fait l’acte de foi
dans les paroles du messager de Dieu, Elle ne serait
pas devenue miraculeusement la Mère de Dieu. Elle
a fait d’abord l’acte de foi. C’est ce que sainte Élisa-
beth loue au moment de la rencontre: Vous êtes
bienheureuse, Vous qui avez cru, car tout ce qu’a dit
le Seigneur s’accomplira. Par la foi, Marie est deve-
nue la Mère de Dieu, Elle est devenue la Mère du
Salut. Par Elle, le salut est venu sur la terre.
Mes frères, mes sœurs, je crois que vous le sai-
sissez, que vous me suivez: le bon Dieu veut le salut
du monde, Il veut de nouveau sauver le monde, Il
veut faire une rédemption. Il attend votre foi.
Faites l’acte de foi. «Mon Dieu, nous
croyons.» Vous êtes bienheureuse, Vous qui avez
cru, car tout ce qu’a dit le Seigneur s’accomplira.
Croyez, mes frères, mes sœurs, que tout ce qu’a dit
le Seigneur par notre Père Jean-Grégoire, par des
prophètes très crédibles, s’accomplira. Si vous le
croyez, cette petite Œuvre s’accomplira. Si vous ne le
croyez pas, c’est certain que les choses ne se feront
pas. Si la Sainte Vierge n’avait pas cru, la rédemp-
tion ne se serait pas accomplie. Si vous le croyez,
cela s’accomplira, peu importe ce qui arrive. Marie a
cru au moment de l’Annonciation à la parole de
l’Ange, et Elle a cru toute Sa vie en l’action de la Pro-
vidence.
L’Ange Lui a à peine dit: Votre cousine Élisabeth
porte déjà un enfant depuis six mois. La Vierge
Marie a compris que c’était une invitation de la Pro-
vidence, qu’Elle devait Se rendre auprès d’Élisabeth.
Elle n’avait pas de supérieur à ce moment. Elle a
consulté saint Joseph et il était d’accord, et Elle est
allée trois mois au service d’Élisabeth.
Quand César ordonne le recensement des
peuples, Marie croit que c’est Dieu qui parle. Elle est
intelligente la Vierge Marie! Tous vous réalisez que
l’édit de César a été fait par vanité, par orgueil. Vous
l’avez compris. Pensez-vous que la Sainte Vierge ne
l’avait pas réalisé? Cet édit était fait par la vanité et
par l’orgueil d’un potentat qui vivait à Rome, à
l’autre bout du monde. Ce n’est pas ce que Marie a
considéré, ce n’est pas ce qu’Elle a regardé, analysé.
Elle a vu l’action de la Providence. Elle a vu que c’est
Dieu qui commandait par l’autorité en place, peu
importe ses intentions. Elle S’est mise en marche
dans un état très précaire, sur le point d’enfanter.
Avec Joseph, Elle part donc pour Bethléem. Elle
reconnaît dans cet événement l’action de la Provi-
dence. Toute Sa vie a été vécue de la sorte. Elle a
suivi Jésus jusqu’au Calvaire. Elle a été 30 ans avec
Lui durant la vie cachée et quand Jésus commence
Sa vie publique, Elle Le suit.
Durant Sa vie ter-
restre, quand Jésus
guérissait les
malades, Il deman-
dait presque chaque
fois: «Crois-tu que Je
puisse le faire? Crois-
tu?» Et Il opérait le
miracle. Il attendait
l’acte de foi: «Sei-
gneur je crois, mais
augmentez ma
foi!...»
17
Il augmen-
tait leur foi, bien que
déjà l’infirme ou le
malade l’avait manifestée par une prière de foi, de
confiance.
Le bon Dieu veut faire pour l’humanité le plus
grand miracle qui ne s’est jamais vu. Ceux qui
vivront en seront les témoins. Il y a un miracle
immense que Dieu veut faire pour l’humanité. Le
croyez-vous? Répondez dans vos cœurs. Le croyez-
vous? Jésus disait dans l’Évangile: Crois-tu que Je
puisse le faire? Guérir un corps, Il pouvait le faire; Il
est encore capable de guérir le monde
malade. Jésus n’est pas limité, Il est Dieu, Il peut
guérir des corps, Il peut guérir des âmes quand
l’âme le veut, si elle croit. Il faut croire pour nous-
mêmes, il faut croire pour nos frères de la terre.
Croyons-nous que Dieu peut changer toutes
choses, que des pires turpitudes que nous pouvons
voir, Dieu peut faire sortir le plus grand bien et gué-
rir ce monde malade? Il nous faut la foi, mes frères,
mes sœurs. Vous aurez besoin de cette foi. Croyez
que Dieu va faire sortir un grand bien de tout ce qui
se passe. Si vous le croyez vraiment, vous verrez. Il
faut d’abord faire l’acte de foi; nous verrons ensuite,
nous comprendrons, tout s’illuminera. Ce n’est pas
l’inverse. Ce n’est pas que tout soit clair d’abord, de
tout comprendre pour croire. Non, non. On fait
l’acte de foi et tout s’illumine. «Je crois afin de com-
prendre», disait saint Augustin.
Si vous le croyez, Dieu va guérir ce monde
malade. Et je vous redis ce qu’Élisabeth disait sous
la motion de l’Esprit-Saint. Je vous dis à vous-
mêmes, mes frères, mes sœurs, que si vous avez
cette foi, ce qu’a dit le Seigneur s’accomplira.
C’est la grâce que je vous souhaite pour cette
année: cette foi, afin que ce qu’a dit le Seigneur
s’accomplisse. Le dessein de Dieu s’accomplira, mais
cela dépend de vous, de nous. Prions les uns pour
les autres; prions pour toutes nos missions; prions
pour tous les hommes de bonne volonté, afin qu’ils
entrent dans cette voie. Les premiers chrétiens com-
muniquaient leur foi par leurs paroles ou par leur
conduite aux âmes de bonne volonté qui les appro-
chaient. Le monde a été transformé. Ils étaient «des
vrais». Ils avaient vraiment la foi et cette foi se
transmettait, elle «contagionnait» les autres. Croyez
en la parole du Seigneur et tout s’accomplira.
Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, et
de la Mère de Dieu. Ainsi soit-il.
Mot
d’ordre
et
souhait
pour
2016
1.
S. Matth. 3, 17; 17, 5
2.
S. Jean 1, 11
3.
S. Jean 3, 16
4.
S. Jean 14, 6
5.
S. Jean 8, 12
6.
S. Jean 14, 6
7.
S. Jean 15, 15
8.
S. Jean 2, 18-19
9.
S. Matth. 12, 39-40; 17, 22
10.
S. Luc 14, 33
11.
S. Luc 9, 23
12.
S. Jean 16, 23
13.
Phil. 4, 13
14.
S. Paul, Rom. 8, 28
15.
S. Paul, I Thess. 5, 20 – Ne méprisez pas les
prophéties…
16.
S. Luc 1, 39-55
17.
S. Marc 9, 23