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Notre-Dame de La Salette

Une petite fille de douze ans apôtre dans sa famille.

Un jour, dit le respectable curé de la paroisse où le fait s’est passé (diocèse d’Alby), un jour, je fus abordé en pleine rue par une petite fille de douze ans. «M. le curé, j’ai à vous parler, me dit-elle. – Que me voulez-vous, mon enfant?» Alors elle me conta avec une naïveté touchante qu’elle avait décidé son père à venir se confesser, et qu’il serait à l’église dans peu d’instants. «Il y a bien longtemps que je le tourmentais; toujours il me disait: “Quelque jour, j’irai.” Enfin, aujourd’hui je lui ai dit: “Eh bien! quand arrivera-t-il, ce jour?” et il m’a répondu: “J’irai ce soir même.” Je suis venue pour vous prévenir. Voyez-vous, M. le curé, il y a treize ans qu’il ne s’est pas confessé, sans doute qu’il a oublié comment il faut faire. Il vous faudra le bien interroger, parce que je ne voudrais pas qu’il fit une confession mauvaise.»

Vous concevez si j’accueillis cette bonne nouvelle avec joie et reconnaissance. Je félicitai la pauvre petite et lui demandai comment elle était venue à bout de la conversion de son père. «Voyez-vous, reprit-elle, un jour je me dis: Il n’y a que toi qui te confesses dans la maison; il faut te mettre de cette confrérie où l’on dit que l’on prie pour la conversion des pécheurs. Peut-être obtiendrai-je que papa et maman se confessent. J’en parle à une de mes compagnes, qui me dit: “Vois, tu n’as pas fait ta première communion; on ne te recevra pas. – Et je te dis que si; on me recevra; on reçoit tout le monde dans cette confrérie.” Et je me fis inscrire.

Là-dessus, elle se mit à me dire de nouveau: «Au moins, vous examinerez bien mon papa, parce que, voyez-vous, sans doute, il ne sait pas se confesser.» Nous arrivâmes jusqu’à l’église, j’allais à mon confessionnal pour les femmes. J’y étais depuis une demi-heure, lorsque je vis arriver ma petite fille qui, à travers les barreaux de mon confessionnal, me dit tout bas: «M. le curé, venez tout de suite: il est arrivé.» Je sortis sur-le-champ. J’allai au confessionnal des hommes, et j’y trouvai le pécheur converti par sa fille. Il se confessa en versant un torrent de larmes, et me conta toutes les instances de son enfant, qu’il appelait son ange, pour le ramener à la pratique de la religion.

Quelques jours après, arriva la mère; mais après une confession, elle en resta là. Plusieurs semaines s’écoulèrent; la petite la pressait de finir ce qu’elle avait commencé; elle promettait et renvoyait toujours.

Enfin, un jour, à l’approche de la fête du Saint-Sacrement, la petite, étant à l’église à côté de sa mère, lui dit doucement à l’oreille: «Maman, il ne vous tarde point de recevoir Jésus-Christ? Allez-vous confesser.» La mère ne répondit rien. «Allez-y, continua la petite. – J’irai plus tard. – Allez-y maintenant.» Point de réponse. «Allez-y, vous dis-je. N’êtes-vous pas fatiguée de me faire offenser le bon Dieu? Ne voyez-vous pas que vous me faites parler dans l’église depuis longtemps!» La mère se mit à sourire et vint sur-le-champ au confessionnal, où elle me conta ce qui venait d’arriver. La veille de la Fête-Dieu, elle revint me trouver et nous fixâmes un jour de la semaine pour la communion. Lorsqu’elle fut de retour à la maison, la petite lui dit: «Eh bien! maman, ferez-vous la communion demain? – Comment avez-vous arrangé cela? demain, c’est une si belle fête! il y aura grand’messe, sermon, procession; retournez à l’église, et, croyez-moi, allez prier M. le curé de vous finir: il ne vous refusera pas.» La pauvre mère, sans mot dire, revint au confessionnal, et me dit ce qui était arrivé. Je la félicitai d’avoir suivi les inspirations de sa fille; je lui donnai la permission de communier.

(Extrait du Manuel de l’Archiconfrérie du Saint-Cœur de Marie.)

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