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Notre-Dame de l'Assomption

La Sainte Vierge Marie préserve des flammes un enfant juif.

En l’année 527, sous le règne du fils de Clovis, il y avait à Bourges une école très fréquentée par les enfants de la ville, riches et pauvres. Un artisan juif avait un fils de dix ans qui allait tous les jours en classe avec ses petits camarades du voisinage. Il apprenait de son mieux tout ce qu’on lui enseignait. Après avoir lu, écrit et compté, il se récréait dans la rue avec ses compagnons. Il avait remarqué que plusieurs d’entre eux avaient l’habitude d’entrer dans l’église où ils allaient prier et saluer une image de la Très Sainte Vierge que l’on révère encore à présent sous le nom de Notre-Dame de Bourges. Le jeune juif les imitait; il honorait ingénument Celle qu’il entendait appeler la Mère de Dieu. Son père, toujours taciturne et bien occupé, ne lui parlant guère quand il rentrait au logis, l’enfant n’avait jamais eu occasion de lui rendre compte de ce qu’il faisait. Ainsi, sans le baptême, il était devenu peu à peu à moitié chrétien.

Or, la fête de Pâques étant arrivée, tous ceux des enfants chrétiens qui avaient fait leur première communion, s’étaient parés de leurs plus beaux habits, et s’en allaient, le cœur joyeux, à la sainte Table. L’enfant du juif, les voyant si heureux, se joignit à eux. Il entendit la sainte messe à genoux, il suivit ses jeunes camarades à la Table sainte où il reçut avec eux la divine Eucharistie. Avant de quitter l’église, il alla ainsi que tous les autres enfants, faire sa prière devant l’image vénérée de Notre-Dame qu’il connaissait bien.

Son absence ayant été plus longue ce jour-là que de coutume, lorsqu’il rentra chez lui, son père lui demanda d’où il venait si tard. En ce moment, le méchant homme était occupé à chauffer un grand four dans lequel brûlait un feu très ardent.

Le pauvre enfant raconta avec beaucoup de naïveté et sans se croire répréhensible en rien, comment avec ses jeunes camarades, il allait souvent à l’église saluer Notre-Dame, et comment il venait de recevoir avec les autres la communion. Aussitôt le père, transporté de colère, saisit son fils, le précipite au fond du four, et pour activer le feu déjà si ardent, il y jette deux fagots de bois sec. Tout cela se fit en un clin d’œil. La femme du juif arriva sur ces entrefaites; du bout de la rue, elle avait aperçut son fils qui rentrait; elle le demanda à son père, qui garda un morne silence. Accoutumée à la mauvaise humeur de cet homme, la pauvre mère, pleine d’inquiétude, cherche inutilement son fils dans toute la maison; ne le trouvant nulle part, elle alla du côté du four qui était si embrasé qu’on ne pouvait en approcher. Les deux fagots que le juif y avait jetés s’affaissèrent à demi dévorés par la flamme, et la pauvre mère crut voir au fond de cette fournaise son enfant bien-aimé. Saisie d’épouvante à ce spectacle, elle poussa des cris si déchirants que les voisins accoururent avec effroi. Ô prodige de miséricorde, ô bonté ineffable de Marie! tous les assistants virent l’enfant plein de vie au milieu des flammes qui l’environnaient. Aussitôt on dégage le brasier qui obstruait l’ouverture du four et l’enfant sort sain et sauf sans avoir rien souffert. «J’ai été préservé, dit-il, par cette Dame qui est sur l’autel et qui est venue me mettre à l’abri des flammes.» La foule, ravie à la vue de ce prodige, comprit que l’enfant désignait Notre-Dame de Bourges qui était venue sauver cet innocent, tabernacle vivant de Jésus-Christ qu’il avait reçu à l’église de Notre-Dame.

(Mémoire sur l’église de Notre-Dame de Bourges)

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