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Notre-Dame de l'Assomption

Courage de la Sœur Rosalie.

Qui n’a pas entendu parler de Sœur Rosalie, la sainte Supérieure de la maison des Sœurs de la Charité de la rue de l’Épée-de-Bois!

Cette sainte Sœur était mince, faible, délicate; mais son zèle lui donnait une force étonnante. C’était dans sa foi, son amour pour Dieu et dans sa tendre dévotion envers la Sainte Vierge qu’elle puisait la force héroïque qui lui faisait supporter toutes les fatigues, et le courage surhumain qui la rendait insensible au danger.

Un jour, l’émeute horrible, effrayante, grondait dans Paris; depuis le matin, le canon ravageait l’église de Sainte-Geneviève, sanctuaire ouvert et fermé tant de fois au culte.

On portait les officiers blessés chez les Sœurs de la rue de l’Épée-de-Bois. Sœur Rosalie est partout, elle administre à tous des secours. Elle rappelle à la vie celui qu’on peut guérir, elle procure les secours de la religion, elle réconcilie avec le ciel celui qui va mourir.

Tout à coup on l’appelle avec effroi: une troupe d’insurgés est à la porte, ils veulent égorger les blessés qu’on vient de panser, ils rugissent, ils vont enfoncer la porte.

Sœur Rosalie prie; et la Sainte Vierge lui envoie une inspiration héroïque: elle ouvre la porte qu’on va enfoncer et se présente seule sur le seuil de cette porte, devant cette bande furieuse, altérée de sang.

«Que voulez-vous, messieurs? dit-elle avec douceur, mais avec autorité. – Nous voulons nos ennemis que vous nous cachez. – Messieurs, ici il n’y a ni amis ni ennemis, il n’y a que des blessés, et nous les pansons; ils sont nos frères en Jésus-Christ, comme vous. Vous n’irez à eux qu’en passant sur mon corps; ils n’iraient à vous blessés qu’en m’immolant.»

Cette simplicité, ce courage, émurent ces hommes égarés, ils se retirèrent; et cette faible femme sauva des hommes forts et aguerris qui ne pouvaient plus se défendre, elle les préserva de la mort; mais elle fit plus, car elle sauva d’un crime ceux qui voulaient les assassiner.

Qui donna cette force héroïque à Sœur Rosalie? Votre amour, ô mon Dieu! l’habitude qu’elle avait prise d’imiter la Sainte Vierge, qui suivit Son Fils jusqu’au pied de la Croix, souffrant de Ses souffrances et ne craignant pas de Se montrer Sa Mère, quand Ses Apôtres dispersés Le reniaient et se cachaient.

Sœur Rosalie est morte et maintenant on la vénère comme une Sainte. Une pauvre fille de la Charité a eu le convoi qu’envierait un prince: tous les grands se sont honorés en le suivant, et tous les petits l’ont escorté en pleurant plus qu’une bienfaitrice, une mère.

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