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Notre-Dame du Rosaire

La dévotion du Rosaire en quelques hommes apostoliques

Parmi les apôtres suscités, au seizième siècle, pour combattre l’hérésie de Luther, saint Pierre Canisius, de la Compagnie de Jésus, tient une place distinguée. Or la dévotion du Rosaire était un des moyens dont il se servait pour arracher les âmes à l’enfer. Chaque jour il récitait le chapelet, et dans sa vieillesse il l’avait presque toujours à la main. Souvent quand ce saint vieillard s’en allait, appuyé sur son bâton, par les rues de Fribourg, il était entouré des mères chrétiennes qui le priaient de bénir leurs enfants. Il le faisait avec bonheur, mais que leur recommandait-il? d’être dévots à la Sainte Vierge et de réciter chaque jour une partie du Rosaire. Bel exemple pour ceux qui ont à élever des enfants ou à diriger des âmes! Notre Saint mourut en répétant plusieurs fois: Ave Maria, Ave Maria. Heureux qui expire en saluant la Porte du ciel, la Reine des Anges et des Saints!

– Un autre homme apostolique, saint Clément-Marie Hofbauer, Rédemptoriste, se montra très attaché à la dévotion du Rosaire. Étant encore enfant, on le trouvait souvent dans des lieux écartés, roulant entre ses doigts les grains du chapelet, et priant la Sainte Vierge, comme il voyait prier sa mère. Il engageait ses frères et ses sœurs à en faire autant. N’étaient-ce pas là des présages de ce qu’il serait un jour, un zélé propagateur du Rosaire? C’est par cette arme favorite qu’il combattit les puissances des ténèbres et ramena les âmes à Dieu.

«Heureux, s’écriait-il, celui qui comprend tout ce qu’il y a de foi, d’espérance et d’amour dans la pratique du saint Rosaire!» Il se plaisait à répéter que, par cette dévotion, il avait toujours obtenu de Dieu ce qu’il avait sollicité. «Ma bibliothèque à moi, disait-il, c’est mon Rosaire. Mon bréviaire et mon chapelet me tiennent lieu de tout.»

Il avait presque toujours en main le chapelet, au confessionnal, dans l’intérieur de la maison, et même dans les rues les plus fréquentées de la ville de Vienne où il demeurait. Que d’âmes ne ramena-t-il pas à la foi par ce puissant moyen! Ils avaient été des francs-maçons, des protestants, des chrétiens tièdes et des catholiques indifférents, des jeunes gens livrés à la débauche. Apprenait-il qu’un malade refusait les sacrements, il se rendait près de lui, armé de son chapelet.

«Lorsqu’on m’appelle auprès d’un pécheur obstiné, disait-il, et que je puis réciter un chapelet en route, je suis rassuré d’avance sur l’issue de ma démarche. Je ne me rappelle pas qu’en pareil cas, un seul malade soit mort sans se convertir. Plus la distance est grande, plus je suis sûr de réussir, parce qu’alors j’ai plus de temps pour dire le Rosaire.»

Quand notre Saint rentrait d’une course de ce genre, il disait: «Dieu m’a donné de nouveau une âme au prix d’un chapelet.» Il ne cessait de recommander cette dévotion à ses disciples; il aimait à leur procurer un chapelet de petite dimension afin qu’ils pussent facilement prier en route, et s’entretenir dans leur intérieur avec la divine Mère, sans être remarqués de personne. Il mourut en 1820. Prions-le de nous obtenir sa confiance inébranlable dans le très saint Rosaire. Puisons-y, comme lui, les lumières et les secours nécessaires à notre sanctification et à l’accomplissement de tous nos devoirs.

– Un autre enfant de saint Alphonse, le vénérable Janvier-Marie Sarnelli, se distingua par sa tendre dévotion à Notre-Dame du Rosaire. Afin de répandre partout Son culte, il ne se contentait pas de le prêcher, mais il distribuait une grande quantité de chapelets. Avec quel bonheur ne travaillait-il pas lui-même à les confectionner, pendant les heures de récréations qui suivaient le dîner et le souper! Il confia à l’un de ses amis que, dans ses plus grandes peines et ses plus rudes combats contre l’enfer, il se sentait extrêmement fortifié en pressant son Rosaire entre ses mains. Le soir, en se mettant au lit, il s’en entourait le bras, s’en servant comme d’un bouclier contre les assauts des puissances de ténèbres. Ce fut ainsi qu’il remporta tant de victoires sur le monde, sur l’enfer et sur lui-même. Étant près de la mort, il demanda son Rosaire: «Car je veux, dit-il, mourir en le récitant.» Il fut surpris par l’agonie à la troisième dizaine; et alors, saisissant son crucifix, il ne cessa de le baiser jusqu’à son dernier soupir (30 juin 1744).

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