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Liturgie pour les Dimanches et Fêtes principales

Jésus Christ Roi
Dernier dimanche d’octobre: Fête du Christ-Roi

IntroïtIl est digne l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur. À Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. – Psaume. Seigneur, donnez Votre équité au Roi et Votre justice au Fils du Roi. Gloire au Père.

Oraison. – Dieu tout-puissant et éternel qui avez voulu restaurer toutes choses en Votre Fils bien-aimé, le Roi de l’univers: accordez, dans Votre bonté, que toutes les familles des nations, divisées à cause de la blessure du péché, se soumettent à Son très doux pouvoir. Lui qui, étant Dieu, vit et règne.

Épître

Lecture de l’Épître du Bx Apôtre Paul aux Colossiens.

Mes frères: Nous rendons grâces à Dieu le Père, qui nous a rendus dignes d’avoir part à l’héritage des Saints dans la lumière; qui nous a arrachés à la puissance des ténèbres et transférés dans le royaume de Son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption par Son sang et la rémission des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature, parce qu’en Lui tout a été créé, au ciel et sur la terre, les choses visibles et les invisibles: les Trônes, les Dominations, les Principautés, les Puissances: tout a été créé par Lui et pour Lui; et Il est, Lui, avant toutes choses et c’est en Lui que tout subsiste. C’est Lui aussi la tête du corps, de l’Église. Il est le principe, le premier-né d’entre les morts, en sorte qu’Il a la prééminence en tout. Car il a plu au Père que toute plénitude résidât en Lui, et par Lui de Se réconcilier toutes choses, ce qui est sur la terre comme ce qui est au ciel, en établissant en Lui la paix par le sang de Sa croix, dans le Christ-Jésus Notre-Seigneur.

 

Graduel. – Il régnera de la mer à la mer et du fleuve aux confins de la terre. Tous les rois se prosterneront devant Lui, et toutes les nations Lui seront asservies. Alléluia, alléluia. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera pas, et Son règne un règne éternel qui ne sera jamais détruit. Alléluia.

Évangile

Suite du saint Évangile selon Saint Jean 18, 33-37.

En ce temps-là, Pilate dit à Jésus: «Es-Tu le roi des Juifs?» Jésus répondit: «Dis-tu cela de toi-même, ou d’autres te l’ont-ils dit de Moi?» Pilate répondit: «Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les princes des prêtres T’ont livré à moi; qu’as-Tu fait?» Jésus répondit: «Mon royaume n’est pas de ce monde. Si Mon royaume était de ce monde, Mes serviteurs auraient combattu pour que Je ne fusse pas livré aux Juifs; mais Mon royaume n’est point d’ici». Pilate Lui dit alors: «Tu es donc roi?» Jésus répondit: «Tu le dis, Je suis roi. Voici pourquoi Je suis né et pourquoi Je suis venu dans le monde: pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute Ma voix».

Réflexion sur l’Évangile

Jésus comparaît devant Pilate

Je suis Roi

Le Seigneur est notre juge, le Seigneur est notre législateur,
le Seigneur est notre Roi. C’est Lui qui nous sauvera. (Isaïe 33, 22)

Le dernier dimanche d’octobre, l’Église fête le Christ-Roi. En instituant cette solennité, le pape Pie XI a voulu proclamer solennellement la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur le monde: Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés, le Christ est aussi le Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’univers entier. Comme Pie XI l’a montré dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, le laïcisme est la négation radicale de cette royauté du Christ: en organisant la vie sociale comme si Dieu n’existait pas, il engendre l’apostasie des masses et conduit la société à sa ruine.

Dom Gaspar Lefebvre, Missel quotidien et vespéral, Bruges (Belgique), Apostolat Liturgique, Abbaye de Saint-André, 1951, «Fête du Christ-Roi», p. 2015.

LA proclamation de la Royauté du Christ est tombée des lèvres mêmes de Jésus dans un moment très solennel, pendant le procès qui précédait Sa Passion. Pilate L’interrogeait précisément à ce sujet: Tu es le roi des Juifs? À cette première question, Jésus ne répondit pas directement. En effet, Il n’est pas le roi d’un peuple déterminé, et Son royaume n’a rien de commun avec ceux de la terre. Mais à la seconde question, plus précise: Tu es donc roi?, Il répondit sans réticence: Tu le dis, Je suis roi! Jésus proclame Sa royauté de la façon la plus formelle, devant le pouvoir suprême en Palestine. Il la proclame, non au milieu d’une foule enthousiaste, ni dans le triomphe de Ses miracles, mais chargé de chaînes, devant celui qui est sur le point de Le condamner à mort, devant un peuple avide de Son Sang, quelques instants avant d’être traîné au Calvaire où, du haut de la croix, au-dessus de Sa tête couronnée d’épines, apparaîtra, pour la première fois, le titre de Sa royauté: «Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs».

Lui, qui avait fui lorsque le peuple enthousiaste voulait Le proclamer son roi, Se déclare Roi au milieu des humiliations inouïes de la Passion, affirmant ainsi de la façon la plus claire que Son royaume n’est pas de ce monde, que Sa royauté est tellement sublime que ni injures, ni outrages ne peuvent la voiler. Mais Jésus nous dit aussi, par ce geste, qu’Il tient à faire resplendir Sa royauté beaucoup plus sous l’aspect d’une conquête réalisée au prix de Son Sang, que sous celui d’un titre Lui appartenant en raison de Sa nature divine.

Dans tout l’élan de notre âme, allons à la rencontre de ce divin Roi qui Se présente à nous sous un aspect si humain, si aimant, si accueillant, de ce Roi divin qui étend les bras sur la Croix pour nous attirer tous à Lui, qui nous montre la blessure de Son côté comme le symbole de Son amour. Non seulement nous ne voulons pas esquiver Sa domination, mais nous l’appelons, nous la demandons, afin qu’Il ait le primat dans notre esprit, dans notre cœur, qu’Il soit pleinement maître de notre volonté. Nous voulons nous soumettre, nous et tout ce qui nous appartient, «à Son très doux pouvoir». (Collecte de la messe)

(Père Gabriel de Ste Marie-Madeleine, O.C.D., Intimité divine, Paris, Librairie du Carmel, 1961, Vol. II, p. 593-594.)

Jésus Christ Roi
Jésus, Christ-Roi,
régnez sur nos coeurs!

Hymne pour la fête du Christ-Roi Te sæculorum Principem

1. Ô Christ, nous Vous proclamons le Prince des siècles, le Roi des nations, le seul Maître des esprits et des cœurs.

2. Une foule criminelle crie: «Nous ne voulons pas que le Christ règne»; nous, nous Vous acclamons comme le Roi suprême de tous les hommes.

3. Ô Christ, Prince artisan de la paix, soumettez-Vous les esprits rebelles, et par Votre Amour réunissez en un seul bercail ceux qui ont quitté la bonne voie.

4. C’est pour cela que Vous pendez, les bras ouverts, sur la Croix sanglante, nous montrant Votre Cœur percé par la lance et brûlant de flammes d’amour.

5. C’est pour cela que sur les autels Vous Vous cachez sous les espèces du vin et du pain, faisant jaillir de Votre sein transpercé le salut des enfants de Dieu.

6. Puissent les chefs des nations Vous honorer par un culte public, les magistrats et les juges Vous vénérer, les lois et les arts être l’expression de Votre Royauté.

7. Faites rayonner de gloire les étendards des rois qui Vous sont soumis. Courbez sous la douceur de Votre sceptre la patrie et les demeures des citoyens.

8. Gloire à Vous, ô Jésus, qui dominez et gouvernez les princes de ce monde, ainsi qu’au Père et à l’Esprit-Saint, dans les siècles sans fin. Ainsi soit-il.

+ Son pouvoir s’étendra.

+ Et Sa paix n’aura pas de fin.

Antienne. – Sur Son vêtement et sur Son armure il est écrit: Roi des rois, et Seigneur des seigneurs. À Lui gloire et autorité dans les siècles des siècles.

Oraison. – Dieu tout-puissant et éternel qui avez voulu restaurer toutes choses en Votre Fils bien-aimé, le Roi de l’univers, accordez, dans Votre bonté, que toutes les familles des nations, divisées à cause de la blessure du péché, se soumettent à Son très doux pouvoir. Lui qui, étant Dieu, vit et règne dans les siècles des siècles.