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Lecture 100

Jérusalem — Fin de Septembre

CH. XIII — L’AVEUGLE-NÉ

I. — LE MIRACLE

Saint Jean IX, 1-12

Comme Jésus quittait le Temple, Il vit, sur Son passage, un homme aveugle de naissance.

«Maître, Lui demandèrent Ses Disciples, qui donc a péché, de cet homme ou de ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

— Ce n’est ni par sa faute, ni par celle de ses parents, répondit Jésus; mais afin que les oeuvres de Dieu se manifestent en lui. Il faut, en effet, tandis qu’il est jour, que J’accomplisse les oeuvres de Celui qui M’a envoyé. La nuit vient, où nul ne peut agir. Or, tant que Je suis dans ce monde, Je suis la Lumière du monde.»

À ces mots, Il mouilla la terre de Sa salive et fit de la boue dont Il oignit les yeux de l’aveugle. Puis Il dit:

«Va maintenant, et lave-toi dans la Piscine de Siloë.»

(Ce mot de Siloë signifie l’Envoyé.)

L’aveugle alla donc se laver et, quand il revint, il voyait.

Les voisins et ceux qui l’avaient vu auparavant demander l’aumône, disaient:

«N’est-ce point là l’homme qui était assis et mendiait?

— C’est lui, répondaient les uns.

— Point du tout, répliquaient les autres; mais c’en est un qui lui ressemble.

— C’est bien moi! affirmait-il lui-même.

— Comment donc tes yeux se sont-ils ouverts?

— Cet homme, qu’on appelle Jésus, a fait de la boue, Il l’a étendue sur mes yeux; puis Il m’a dit: “Va maintenant, et lave-toi dans la Piscine de Siloë.” J’y suis allé, je me suis lavé, et je vois!

— Et cet homme, où est-Il?

— Je n’en sais rien.»

II. — ENQUÊTE DES PHARISIENS

Saint Jean IX, 13-34

Alors on conduisit aux Pharisiens56 celui qui avait été aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et ouvert les yeux de cet homme.

À leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur dit:

«Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois!»

Sur cette déclaration, quelques Pharisiens conclurent:

«Cet homme ne vient pas de Dieu, puisqu’Il ne garde pas le sabbat.

— Cependant, reprenaient les autres, comment un pécheur pourrait-il opérer de pareils prodiges?»

Et les avis étaient partagés.

De nouveau, ils s’adressent à l’aveugle:

«Et toi, que dis-tu de Celui qui t’a ouvert les yeux?

— C’est un Prophète!» répondit-il.

Les Juifs se refusaient toujours à croire que cet homme eût été aveugle et qu’il eût recouvré la vue.

Ils firent venir ses parents et les interrogèrent:

«Est-ce bien là votre fils, que vous dites né aveugle? Comment donc voit-il maintenant?

— Nous savons que c’est notre fils et qu’il est né aveugle. Comment voit-il maintenant? nous ne le savons pas; qui lui a ouvert les yeux? nous l’ignorons. Interrogez-le! il est assez âgé; qu’il parle lui-même de ce qui le regarde.»

Ils tinrent ce langage, par crainte des Juifs. Ceux-ci, en effet, avaient résolu de chasser de la synagogue quiconque reconnaîtrait que Jésus était le Christ. C’est pour cela que les parents répondirent: «Il est assez âgé, interrogez-le.»

Les Pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle.

«Rends gloire à Dieu! lui dirent-ils. Nous sommes certains, nous, que cet homme est un pécheur.

— Que ce soit un pécheur, je l’ignore. Je ne sais qu’une chose: j’étais aveugle; et maintenant je vois!

— Que t’a-t-Il fait? Comment S’y est-Il pris pour t’ouvrir les yeux?

— Je vous l’ai déjà dit, et vous l’avez entendu. Pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Est-ce que, vous aussi, vous voulez devenir Ses disciples?

— Sois toi-même Son disciple! s’écrièrent-ils, en le chargeant d’anathèmes. Nous sommes, nous, les disciples de Moïse; car nous savons que Dieu a parlé par Moïse. Quant à Celui-ci, nous ne savons d’où Il est.

— C’est surprenant! répliqua l’aveugle guéri. Vous ne savez pas d’où Il est? Et pourtant Il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs; mais celui qui L’honore et fait Sa volonté, Il l’exauce. Or, il est inouï que quelqu’un ait jamais ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si cet homme n’était pas de Dieu, Il n’aurait pas cette puissance.57

— Comment! s’exclamèrent les Pharisiens, tu es né tout entier dans le péché, et tu prétends nous donner des leçons!»

Et ils le jetèrent dehors.

III. — EFFETS DU MIRACLE

Saint Jean IX, 35-41

Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. L’ayant rencontré, Il lui dit:

«Crois-tu au Fils de Dieu?

— Qui est-Il, Seigneur, pour que je croie en Lui?

— Tu L’as vu, répondit Jésus, et c’est Lui-même qui te parle!

— Je crois, Seigneur!» s’écria cet homme.

Et, se prosternant, il L’adora.

Jésus dit alors:

«Je suis venu en ce monde pour porter cette sentence: ceux qui ne voient pas, verront; et ceux qui voient deviendront aveugles.»58

Près de Lui se tenaient quelques Pharisiens. L’ayant entendu, ils Lui dirent:

«Est-ce que, nous aussi, nous sommes aveugles?

— Si vous étiez aveugles, repartit Jésus, vous n’auriez pas de péché. Mais puisque vous dites maintenant: “Nous voyons,”59 votre péché demeure.»

56 . C’était aux Pharisiens, membres du Grand-Conseil, de se prononcer sur la licité d’une oeuvre accomplie le jour du sabbat, fût-ce un miracle.

57 . Dieu, qui est vérité, pactiserait avec l’imposteur, s’Il lui accordait le pouvoir d’autoriser ses mensonges par des miracles.

58 . Les Juifs deviennent aveugles, en refusant de croire en Jésus-Christ, tandis que l’aveugle, en recouvrant la vue, devient croyant.

59 . C’est le mot que nos modernes rationalistes opposent encore aujourd’hui à la Vérité révélée. «Nous voyons suffisamment, disent-ils, par notre intelligence et notre raison, et nous n’avons que faire de la lumière que Vous nous apportez.» Il y a donc opposition formelle et constante à la vérité qui leur est offerte, et cette opposition orgueilleuse les établit dans un péché qui demeure.