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Magnificat!

Pour la Conservation du Dépôt de la Foi!
Pour que le Règne de Dieu arrive!

Lecture 118

II. — PARABOLE DE L’ENFANT PRODIGUE

Saint Luc XV, 11-32

Jésus dit encore: «Un homme avait deux fils.107 Le plus jeune dit à son père:

— Mon père! donnez-moi la portion de bien qui doit me revenir.

«Et le père fit la part de chacun d’eux.

«Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant réuni tout ce qu’il avait, partit pour une région lointaine; et il y dissipa toute sa fortune en vivant dans la débauche.

«Après qu’il eut tout dépensé, survint dans cette région une grande famine, et lui-même commença à connaître l’indigence. Il alla se mettre au service d’un habitant de ce pays, lequel l’envoya à sa ferme, pour garder les pourceaux. Là, il convoitait, pour assouvir sa faim, les rebuts que mangeaient les pourceaux; et personne ne lui en donnait.

«Rentrant alors en lui-même, il dit:

— Combien de mercenaires, dans la maison de mon père, ont du pain en abondance! Et moi, ici, je meurs de faim!… Je me lèverai, et j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre vous! Je ne suis plus digne d’être appelé votre fils! Recevez-moi comme l’un de vos mercenaires!

«Il se leva et retourna vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et, touché de compassion, il accourut, se jeta à son cou, et le couvrit de baisers:

— Ô mon père! s’écria le fils, j’ai péché contre le ciel et contre vous: je ne suis plus digne d’être appelé votre fils!…

«Mais le père dit à ses serviteurs:

— Apportez vite la plus belle robe et l’en revêtez. Mettez-lui au doigt un anneau, et des chaussures aux pieds; amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous! Car mon fils que voilà était mort, et il revit; il était perdu, et il est retrouvé!

«Et ils commencèrent à se réjouir.

«Or, le fils aîné était dans les champs. Comme il revenait et approchait de la maison, il entendit le bruit de la musique et de la danse. Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que c’était:

— Votre frère est revenu, lui dit le serviteur, et votre père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé son fils sain et sauf.

«L’aîné fut saisi d’indignation, et refusa d’entrer.108 Alors le père sortit et se mit à le prier.

— Comment! répliqua-t-il, voilà nombre d’années que je vous sers: jamais je n’ai transgressé vos ordres, et jamais vous ne m’avez donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis! Mais dès que vous arrive cet autre fils, qui a mangé son bien avec des courtisanes, pour lui, vous tuez le veau gras!

— Mon fils, lui dit le père, tu es toujours avec moi! et tout ce que j’ai est à toi. Mais il fallait faire un festin et se réjouir, car ton frère était mort, et il revit; il était perdu, et le voilà retrouvé.»

107 . Le fils aîné, c’est le peuple Juif qui sert son Dieu, dans l’espoir d’une récompense terrestre, mais dont le coeur est vide d’amour. Le plus jeune c’est la gentilité qui s’est abandonnée à tous les désordres et qui, affamée de vérité et de vertu, s’est levée et s’est jetée entre les bras de Notre-Seigneur.

108 . Si étonnante est la divine miséricorde envers les pauvres pécheurs, qu’elle n’est bien comprise que des âmes vraiment justes et dont le coeur ne fait qu’un avec celui de leur Père. Ceux qui n’ont qu’une justice pharisaïque en sont scandalisés.