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Magnificat!

Pour la Conservation du Dépôt de la Foi!
Pour que le Règne de Dieu arrive!

Lecture 12

PREMIÈRE ANNÉE DU MINISTÈRE PUBLIC DE NOTRE-SEIGNEUR

Béthabara — Juillet

CH. I — PRÉDICATION DE JEAN-BAPTISTE

Saint Matthieu III, 1-12; Saint Marc I, 4-8; Saint Luc III, 1-18

L’an quinzième de l’empire de Tibère-César: — Ponce-Pilate étant Gouverneur de la Judée; — Hérode, Tétrarque de la Galilée; — Philippe, son frère, Tétrarque de l’Iturée et du pays de Trachonitide; — Lysanias, Tétrarque de l’Abilène; — sous le Souverain Pontificat d’Anne et de Caïphe, la voix de Dieu se fit entendre à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.

Et Jean s’en alla dans le désert de Judée et dans toute la région du Jourdain, prêchant un baptême de pénitence pour la rémission des péchés. Il disait:

«Faites pénitence! car le Royaume des cieux approche.»

C’est lui dont le Prophète Isaïe avait écrit:

«Voici que J’envoie Mon Ange devant Ta face pour Te préparer le chemin. Sa voix criera dans le désert: “Préparez le chemin du Seigneur, redressez devant Lui les sentiers. Que toute vallée soit comblée; que toute montagne et que toute colline soient abaissées. Que les voies tortueuses deviennent droites, que les raboteuses soient aplanies: Alors tout homme verra le salut qui vient de Dieu.”»

Or Jean avait un vêtement en poils de chameau et, autour des reins, une ceinture de cuir. Des sauterelles, du miel des bois, étaient sa nourriture.1

Tout le pays de Judée, tous les habitants de Jérusalem et toutes les contrées voisines du Jourdain venaient à lui, confessant leurs péchés;2 et il les baptisait dans le fleuve.3

Ayant remarqué parmi ceux qui réclamaient son baptême, un grand nombre de Pharisiens et de Sadducéens:4

«Engeance de vipères, s’écria-t-il, qui vous a fait comprendre que vous aviez à fuir devant la colère qui vient?… Faites donc de dignes fruits de pénitence!… Et ne vous rassurez pas en vous-mêmes, disant: “Nous avons Abraham pour père.” Je vous le déclare: de ces pierres mêmes, Dieu peut susciter des enfants à Abraham… Déjà la cognée est à la racine des arbres: Tout arbre qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu.»

Il prêchait de même aux multitudes qui venaient de toutes parts solliciter son baptême. Et les multitudes lui demandaient:

«Que faut-il donc que nous fassions?»

Il répondait:

«Que celui qui possède deux tuniques en donne une à celui qui n’en a point; et que celui qui est pourvu d’aliments fasse de même.»

Des Publicains5 se présentèrent à son baptême, et l’interrogèrent eux aussi:

«Maître, qu’avons-nous à faire?

— N’exigez rien de plus que ce qui vous est prescrit par les ordonnances.»

Des soldats lui posèrent la même question:

«Et nous, que ferons-nous?

— Abstenez-vous de toute violence et de toute fraude; contentez-vous de votre solde.»

Or, le peuple flottait en ses pensées, au sujet de Jean, et tous se demandaient s’il ne serait pas le Christ. Répondant à ces doutes, Jean dit à la multitude:

«Je ne vous donne, moi, que le baptême d’eau pour la pénitence. Mais Celui qui doit venir après moi est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de porter Ses sandales, ni même, me prosternant à Ses pieds, d’en délier la courroie. Celui-là, c’est dans l’Esprit-Saint et dans le feu,6 qu’Il vous baptisera. Il a le van dans la main et Il nettoiera Son aire. Il rassemblera le froment dans Son grenier, et brûlera la paille dans le feu qui ne s’éteint jamais.»7

C’est par ces discours et par beaucoup d’autres semblables qu’il exhortait le peuple et lui annonçait la Bonne Nouvelle.

1 . C’était le vêtement et la nourriture des plus pauvres.

2 . Ainsi l’aveu des fautes, comme condition du pardon, existait avant Notre-Seigneur. On en trouve des vestiges dans tous les âges.

3 . Le baptême de Jean n’avait aucune vertu sacramentelle. C’était une simple initiation à une vie de pénitence.

4 . Les Pharisiens et les Sadducéens se disputaient alors l’influence religieuse parmi les Juifs.
Les Pharisiens, dont le nom signifie: les séparés, étaient, dès l’origine, de pieux observateurs de la Loi, se tenant à l’écart des païens et des Juifs infidèles. Ils étaient surtout très attachés aux traditions anciennes. Avec le temps, ils avaient fini par réduire la religion à de minutieuses et innombrables observances, la corrompant par de fausses interprétations et la déshonorant par un écrasant orgueil et par les vices qui en sont le châtiment.
Les Sadducéens, c’est-à-dire les justes, prétendaient être les vrais interprètes de la Loi. Ils en étaient arrivés à rejeter les dogmes les plus importants, comme l’immortalité de l’âme, la résurrection des corps, l’existence des Anges, etc. Cette secte était en faveur surtout parmi l’aristocratie du pays.

5 . Les Publicains étaient chargés de recueillir les impôts au nom des Romains; aussi étaient-ils méprisés et détestés des Juifs.

6 . Ce feu est celui qui descendit sur les Apôtres, le jour de la Pentecôte, et par lequel l’Esprit-Saint continue à purifier le coeur des fidèles.

7 . La rigueur de Jésus-Christ envers les pécheurs obstinés, sera proportionnée à la miséricorde qu’Il viendra leur offrir.