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Lecture 120

IV. – PARABOLE DE LAZARE ET DU MAUVAIS RICHE

Saint Luc XVI, 19-31

Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de fin lin, qui faisait tous les jours des festins splendides.

«Un certain mendiant, nommé Lazare, gisait à sa porte, tout couvert d’ulcères. Il convoitait, pour assouvir sa faim, les miettes qui tombaient de la table du riche, et personne ne lui en donnait; mais les chiens seuls venaient à lui et léchaient ses ulcères.

«Or il arriva que le mendiant mourut, et il fut porté par les Anges dans le sein d’Abraham.114 Le riche mourut à son tour, et fut enseveli dans l’enfer. Du milieu de ses tourments, il leva les yeux, et vit de loin Abraham et, dans son sein, Lazare. Il cria:

— Abraham, mon Père, ayez pitié de moi! Envoyez Lazare; qu’il trempe l’extrémité de son doigt dans l’eau pour rafraîchir ma langue, car je souffre une horrible torture dans cette flamme.

— Souviens-toi, mon fils, lui répondit Abraham, que durant la vie, tu as reçu les biens et Lazare les maux; maintenant Lazare est dans la joie, et toi dans les tourments. En outre, un abîme immense est creusé entre nous et vous, en sorte qu’il est impossible de passer d’ici à vous, ou de venir ici du lieu où vous êtes.

— Père, continua le riche, je vous en prie! Envoyez-le dans la maison paternelle où j’ai cinq frères, pour leur attester ces choses, afin qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de tourments.

— Ils ont Moïse et les Prophètes, dit Abraham, qu’ils les écoutent!

— Non, Père Abraham, reprit le riche; mais si quelqu’un des morts se présente à eux, ils feront pénitence.

«Abraham répondit:

— S’ils n’écoutent point Moïse et les Prophètes, quelqu’un d’entre les morts reviendrait, qu’ils ne le croiraient pas davantage.»

114 . Quand Jésus faisait entendre cette parabole, les justes de l’Ancien Testament n’étaient pas encore au ciel. Ils attendaient, près du Père des croyants, que le Sauveur ressuscité leur en ouvrît l’entrée. Dans un festin, la place la plus proche du maître de la maison était appelée le sein du père de famille. Or les jouissances des justes, dans les limbes, étaient assimilées à un festin dont les heureux convives entouraient leur père Abraham.