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Lecture 125

Béthanie — Premiers jours de Mars

CH. XXII — LAZARE, L’AMI DU SAUVEUR

I. — MALADIE DE LAZARE

Saint Jean XI, 1-10

Il y avait un malade, nommé Lazare, dans la bourgade de Béthanie, où demeuraient Marie, et Marthe sa soeur.

Marie était cette femme qui répandit des parfums sur le Seigneur, et Lui essuya les pieds avec ses cheveux. Le malade était son frère.

Les soeurs envoyèrent dire à Jésus:

«Seigneur, celui que Vous aimez est malade!»

À cette nouvelle, Jésus répondit aux envoyés:

«Cette maladie n’est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.»

Or Jésus aimait Marthe, et sa soeur Marie, et Lazare. Toutefois, malgré la nouvelle de cette maladie, Il demeura encore deux jours au lieu où Il était.

Ensuite, Il dit à Ses Disciples:

«Retournons en Judée.

— Maître, répondirent-ils, naguère encore les Juifs cherchaient à Vous lapider, et Vous voulez retourner au milieu d’eux?

— N’y a-t-il pas douze heures dans le jour? reprit Jésus. Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne se heurte point, parce qu’il voit la lumière de ce monde;125 mais s’il marche pendant la nuit, il risque de tomber, parce que la lumière n’est pas avec lui.»

II. — MORT DE LAZARE

Saint Jean XI, 11-19

Jésus ajouta:

«Lazare, notre ami, dort.126 Mais Je pars, afin de le réveiller de son sommeil.

— Seigneur, dirent les Disciples, s’il dort, il est sauvé.»

Jésus parlait de la mort de Lazare; mais ils pensaient, eux, qu’il parlait d’un sommeil ordinaire. Il leur dit alors clairement:

«Lazare est mort! À cause de vous, et pour l’affermissement de votre foi, Je suis heureux de n’avoir pas été là. Mais allons à lui.»

Thomas, appelé Didyme, s’adressant aux autres Disciples:

«Allons-y nous-mêmes, s’écria-t-il, et mourons avec Lui!»

Lorsque Jésus arriva, on Lui dit que Lazare était dans le tombeau depuis quatre jours.

Béthanie n’étant éloignée de Jérusalem que d’environ quinze stades,127 beaucoup de Juifs s’étaient rendus près de Marthe et de Marie pour les consoler de la mort de leur frère.

III. — JÉSUS CONSOLE LES SOEURS DE LAZARE

Saint Jean XI, 20-37

Marthe, cependant, ayant appris que Jésus arrivait, alla au-devant de Lui. Marie resta assise à la maison.

«Seigneur, dit Marthe à Jésus, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, tout ce que Vous demanderez à Dieu, Dieu Vous l’accordera.»

Jésus lui répondit:

«Ton frère ressuscitera.

— Je le sais: il ressuscitera, quand tous ressusciteront au dernier jour.

— Je suis, Moi, la Résurrection et la Vie, dit alors Jésus. Celui qui croit en Moi, fût-il mort, vivra. Et celui qui vit et croit en Moi, ne mourra point pour toujours. Le crois-tu?

— Oui, Seigneur, s’écria Marthe, je crois que Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui êtes venu en ce monde!»

Après ces paroles, elle s’éloigna, et vint dire tout bas à sa soeur:

«Le Maître est là, et Il t’appelle.»

À ces mots, Marie se leva aussitôt et alla vers Jésus; car Il n’était pas encore entré dans la bourgade; Il était resté au lieu où Marthe L’avait rencontré. Les Juifs, qui étaient avec Marie dans la maison, pour la consoler, l’ayant vue se lever ainsi et s’éloigner en toute hâte, la suivirent:

«Elle va sans doute pleurer au tombeau,» disaient-ils.

Arrivée à l’endroit où Se tenait Jésus, dès qu’elle Le vit, elle se jeta à Ses pieds:

«Seigneur, dit-elle, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort!»

En la voyant pleurer, en voyant les Juifs qui l’accompagnaient, pleurer avec elle, Jésus frémit en Son esprit et Se troubla Lui-même:128

«Où l’avez-vous mis? demanda-t-Il.

— Seigneur, venez et voyez,» Lui répondit-on.

Et Jésus pleura.

«Voyez, comme Il l’aimait! dirent alors les Juifs.

— Mais, reprenaient certains, ne pouvait-Il pas empêcher qu’il mourût, Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle-né?»

125 . Tant que durera le temps de vie qui M’a été assigné par Mon Père, Je n’ai rien à redouter des embûches des Juifs.

126 . Dans le langage chrétien, la mort est un sommeil dont on se réveillera à la résurrection. C’est pour cela que le séjour où reposent les morts est appelé cimetière, c’est-à-dire dortoir.

127 . Moins de 3 km.

128 . Il Se trouble par un acte libre de Sa volonté, et nous montre qu’Il n’est pas étranger aux nobles et saintes émotions humaines.