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Lecture 130

VII. — LES DEUX AVEUGLES À LA SORTIE DE JÉRICHO

Saint Matthieu XX, 29-34; Saint Marc X, 46-52; Saint Luc XIX, 28

Comme Jésus et Ses Disciples sortaient de Jéricho, suivis d’une foule immense, deux aveugles, assis le long du chemin, ayant entendu dire que c’était Lui qui passait, s’écrièrent:

«Seigneur, Fils de David, ayez pitié de nous!»

Or l’un des deux était le mendiant Bartimée, fils de Timée.

La foule les reprenait vivement et leur imposait silence; mais ils criaient de plus en plus fort:

«Seigneur, Fils de David, ayez pitié de nous!»

Jésus S’arrêta et demanda qu’on les fît venir. On appela donc les aveugles:

«Prenez confiance! leur dit-on. Levez-vous, Il vous appelle.»

À ces mots, ils se levèrent et, rejetant leurs manteaux, ils accoururent vers Jésus:

«Que voulez-vous que Je fasse pour vous? leur dit-Il.

— Seigneur, que nos yeux soient ouverts!»

Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux. Aussitôt ils virent, et ils marchèrent à Sa suite.137

Pour Lui, précédant Ses Disciples, Il continua de monter vers Jérusalem.

Béthanie — 1er Avril

CH. XXIV — REPAS D’ADIEU

Saint Matthieu XXVI, 6-13; Saint Marc XIV, 3-9; Saint Jean XII, 1-11

Six jours avant la Pâque,138 Jésus arrivait à Béthanie, où était mort Lazare, qu’Il avait ressuscité.

Il fut invité à souper chez Simon le Lépreux. Marthe s’occupait du service. Lazare, son frère, était l’un des convives.

Pendant le repas, Marie prit, dans un vase d’albâtre, une livre de parfum, du nard le plus pur et le plus précieux, elle en oignit les pieds du Sauveur qui était à table et les essuya de ses cheveux, puis, brisant le vase, elle en répandit le contenu sur la tête de Jésus.

La maison entière fut embaumée par l’arome de ce parfum.

À cette vue, l’un des Disciples, Judas Iscariote, celui qui devait Le trahir, fit cette réflexion:

«Pourquoi n’avoir pas vendu ce parfum trois cents deniers, qu’on aurait distribués aux pauvres!»139

Il parla ainsi, non qu’il s’inquiétât des pauvres; mais c’était un voleur; il tenait la bourse et gardait ce qu’on y déposait.

Quelques autres Disciples, entraînés par l’exemple de Judas, mais plus sincères que lui, se révoltèrent, eux aussi, devant une telle prodigalité:

«Pourquoi cette inutile dépense? dirent-ils. On aurait pu vendre très cher ce parfum, et le prix, on l’aurait donné aux pauvres.»

Et ils frémissaient d’indignation contre Marie.

Jésus prit la parole:

«Laissez cette femme! pourquoi lui causez-vous de la peine? C’est une bonne oeuvre qu’elle accomplit envers Moi. Des pauvres, vous en aurez toujours parmi vous, et vous leur ferez du bien quand vous le voudrez. Mais Moi, vous ne M’aurez pas toujours. Cette femme a fait pour Moi ce qu’elle a pu. En répandant sur Mon corps ce parfum, elle a préludé à Ma sépulture. En vérité Je vous le dis: dans le monde entier, partout où sera prêché cet Évangile, on racontera ce qu’elle vient de faire, et on louera sa mémoire.»140

Dès qu’on sut à Jérusalem que Jésus était à Béthanie, une grande multitude de Juifs s’y rendirent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’Il avait ressuscité d’entre les morts.

Or les Princes des prêtres, considérant qu’il y avait là, pour beaucoup de Juifs, un motif de s’éloigner d’eux et de croire en Jésus, conçurent le dessein de faire mourir Lazare lui-même.

137 . Ces deux aveugles avaient entendu parler de la guérison d’un autre aveugle, à l’entrée de Jéricho. Persuadés que Jésus leur accorderait la même faveur, ils s’étaient mis sur Son passage, à la sortie de la ville, et ils Lui adressaient la même prière. Pour récompenser leur foi, Jésus leur pose la question qu’Il avait faite au premier aveugle et leur témoigne ainsi qu’Il veut également les guérir.

138 . Le soir même du jour où Il avait guéri les deux aveugles; car Béthanie n’étant qu’à 20 km de Jéricho, Notre-Seigneur avait voulu fournir cette marche avec Ses Apôtres, afin de célébrer le dernier sabbat de Sa vie mortelle au sein de la famille qu’Il aimait.

139 . «Que l’avarice parle haut, quand elle peut se couvrir du prétexte de la charité!» (Bossuet)

140 . «En prenant la défense de Marie, Jésus veut en même temps nous montrer de quel honneur est digne ce corps virginal, formé par le Saint-Esprit, sanctuaire de la Divinité et par lequel la mort devait être vaincue et le péché aboli.» (Bossuet)