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Lecture 139

III. — DÉCONVENUE DES SADDUCÉENS

Saint Matthieu XXII, 23-33; Saint Marc XII, 18-27; Saint Luc XX, 27-40

Ce même jour, des Sadducéens13 (ceux qui nient la résurrection) vinrent Lui poser cette question:

«Maître, Moïse a écrit dans notre Loi: “Si un homme meurt sans laisser de fils, que son frère épouse sa veuve et suscite au défunt une postérité.” Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier, ayant pris une femme, mourut sans enfants, et laissa sa femme à son frère; le second, l’ayant prise, mourut également sans enfants. Il en fut de même du troisième. Enfin tous les sept prirent cette femme et ne laissèrent point de postérité. La femme mourut la dernière de tous. Au temps de la résurrection, quand tous auront recouvré la vie, auquel des sept appartiendra-t-elle? car tous les sept l’ont eue pour épouse.14

— Vous êtes dans l’erreur, leur répondit Jésus, et vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. Les enfants du siècle présent prennent des épouses ou sont donnés en mariage. Mais ceux qui seront trouvés dignes du siècle à venir, à la résurrection des morts, ne prendront point, les uns des femmes, les autres des maris; car ils ne pourront plus mourir. Ils seront donc comme les Anges dans le ciel: ils seront les enfants de Dieu, puisqu’ils seront les enfants de la résurrection.

«Quant à la résurrection des morts, elle est enseignée par Moïse lui-même. N’avez-vous point lu dans le livre de Moïse comment, au buisson ardent, Dieu lui dit, ainsi qu’à vous: “Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob!” Or, Dieu n’est point le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent devant Lui. Donc vous êtes dans une grande erreur.»

Le peuple, qui entendait tout cela, était émerveillé d’une telle science; et même quelques Scribes élevant la voix, s’écrièrent:

«Maître! Vous avez bien parlé!»

Pour les Sadducéens, ils n’osèrent plus Lui poser d’autres questions.

IV. — DERNIER ÉCHEC DES PHARISIENS

Saint Matthieu XXII, 34-46; Saint Marc XII, 28-37; Saint Luc XX, 41-44

Les Pharisiens, ayant appris que Jésus avait réduit les Sadducéens au silence, se groupèrent; et l’un d’eux, Scribe et Docteur de la Loi, témoin de la discussion précédente et de la belle réponse de Jésus, s’approcha et Lui posa cette question dans le dessein de L’embarrasser:

«Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi, le premier de tous les commandements?»

Jésus lui répondit:

«Écoute, ô Israël: “Le Seigneur ton Dieu est le seul Dieu; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toutes tes forces.” Tel est le premier et le plus grand commandement. Le second est semblable au premier: “Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” Aucun commandement n’est plus grand que ces deux-là. Ils renferment toute la Loi et les Prophètes.

— Fort bien! Maître, reprit le Scribe. Vous êtes dans la vérité, en disant que Dieu est un, et qu’il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, qu’on doit L’aimer de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme, de toutes ses forces, et qu’aimer son prochain, comme soi-même, vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices.»

Voyant que ce Scribe avait parlé avec sagesse, Jésus lui dit:

«Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu!»

Et nul, parmi les Pharisiens, n’osa plus L’interroger.

Tandis qu’Il continuait d’enseigner dans le Temple, ils se réunirent autour de Lui. À Son tour Jésus les interrogea:

«Que vous semble du Christ? leur demanda-t-Il. De qui est-Il le Fils?

— De David, répondirent-ils.

— Comment donc, reprit Jésus, en S’adressant à la foule, faut-il entendre ce qu’enseignent les Scribes quand ils disent que le Christ est Fils de David? David lui-même, en effet, sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, L’appelle son Seigneur, lorsqu’il dit au Livre des Psaumes: “Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Asseyez-Vous à Ma droite, jusqu’à ce que Je fasse de Vos ennemis l’escabeau de Vos pieds.” Donc, si David appelle le Christ son Seigneur, pour quelle raison et de quelle manière est-Il son Fils?»

Nul ne put Lui répondre et ne s’aventura plus, dès ce jour, à Lui adresser des questions. Mais toute la foule du peuple L’écoutait avec joie.

13 . Ennemis acharnés des Pharisiens; mais quand il s’agit de perdre Jésus, toutes les sectes s’unissent dans une haine commune.

14 . Supposition chimérique et ignoble qui s’appuie sur la Loi du Lévirat, dont nous avons parlé à la page 55.