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Pour la Conservation du Dépôt de la Foi!
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Lecture 28

Le LacGérasa — Mars

CH. XV — TEMPÊTE APAISÉE — LES POSSÉDÉS DE GÉRASA

Saint Matthieu VIII, 23-34; IX, 1; Saint Marc IV, 35-40; V, 1-21; Saint Luc VIII, 22-39

Le soir venu, Jésus congédia la foule et monta dans une barque avec Ses Disciples.

«Allons à l’autre bord du Lac,» dit-Il. D’autres bateaux Le suivirent.

Tandis qu’ils ramaient, un coup de vent s’abattit tout à coup sur le Lac et souleva une tempête. Le vent poussait les vagues dans la barque et elle s’emplissait. Le danger était grand. Cependant Jésus, couché à la poupe, la tête sur un coussin, S’était endormi. Les Disciples L’éveillèrent en criant:

«Maître, nous périssons! N’en avez-Vous point de souci? Sauvez-nous!

— Que craignez-vous? dit Jésus, où donc est votre foi?»

Puis Il Se lève, gourmande le vent et commande à la mer:

«Cesse de gronder, tais-toi!»

Aussitôt le vent s’arrêta, et il se fit un grand calme.

«Pourquoi vous épouvanter, dit-Il alors à Ses Disciples. N’avez-vous pas encore la foi?»

Et tous, saisis d’admiration et d’effroi, se disaient l’un à l’autre: «Quel est Celui-ci? Il commande aux vents et à la mer, et ils obéissent!»

Ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. En descendant à terre, Jésus vit accourir vers Lui deux hommes, possédés depuis longtemps de l’esprit immonde. Incapables de se tenir dans une maison, ils habitaient les sépulcres;1 souvent liés de chaînes et les fers aux pieds, ils avaient brisé les fers et les chaînes. Ils ne pouvaient même souffrir aucun vêtement. Personne n’était parvenu à les dompter. Sans cesse agités le jour et la nuit, ils erraient dans la montagne déserte, criant, se meurtrissant le corps avec des pierres, objets de si grande épouvante que nul n’osait plus passer par là.

Du plus loin que les possédés avaient vu Jésus venir, ils étaient accourus à Lui et, tombant à Ses pieds, ils poussaient de grands cris et disaient:

«Que viens-Tu réclamer de nous, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut? Nous T’adjurons par Dieu, ne nous tourmente pas avant le temps!»

Jésus, en effet, ordonnait à l’esprit immonde de sortir de ces hommes:

«Quel est ton nom? lui demanda-t-Il.

— Légion est mon nom, car nous sommes nombreux.»

Et la multitude des démons suppliaient Jésus de ne pas les chasser hors du pays, ni de les précipiter dans l’abîme.

Or il y avait, non loin de là, sur la montagne, un grand troupeau de porcs qui paissaient:

«Si Tu nous chasses, dirent les démons, envoie-nous dans ces pourceaux.

— Allez!» commanda Jésus.

Sur-le-champ, ils sortirent des possédés et entrèrent dans les pourceaux; et le troupeau, d’environ deux mille, prenant une course impétueuse, se précipita dans la mer et s’y noya.2

À cette vue, les gardiens du troupeau s’enfuirent et racontèrent dans la ville, dans les métairies et dans la campagne, ce qui venait d’arriver.

Alors toute la ville, et de nombreux habitants de la campagne vinrent à Jésus; ils trouvèrent les possédés assis à Ses pieds, calmes, vêtus et complètement guéris.

Au comble de l’épouvante, toute la multitude des Géraséniens supplia le Seigneur de S’éloigner d’eux.

Comme Jésus remontait dans la barque, l’un des possédés qui avaient été guéris, Le supplia de l’admettre avec Lui. Jésus S’y refusa et le renvoya en disant:

«Retourne en ta maison, et raconte aux tiens ce que Dieu a fait, et comme Il t’a pris en pitié.»

Cet homme s’en alla, et publia dans la Décapole le grand prodige que Dieu avait fait pour lui. Et tous étaient saisis d’admiration.

1 . Les sépulcres des Juifs étaient hors des villes; c’étaient des grottes, creusées dans le roc, ou des édicules bâtis de pierres ou de briques.

2 . Dieu est le Maître de tous nos biens et peut en disposer comme il Lui plaît. De plus, on voit, dans cette permission donnée au démon, un châtiment pour les Géraséniens, que leur trop grand attachement aux biens matériels empêchait de recevoir la Parole de Dieu.