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Lecture 33

DEUXIÈME ANNÉE DU MINISTÈRE PUBLIC DE NOTRE-SEIGNEUR

Jérusalem — Deuxième Pâque

CH. I — LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE PROBATIQUE

Saint Jean V, 1-15

La fête des Juifs était proche. Jésus monta à Jérusalem.

Dans cette ville se trouvait la Piscine Probatique,1 appelée en hébreu: Bethsaïda. Elle était entourée de cinq portiques, sous lesquels gisait une foule pressée d’infirmes, d’aveugles, de boiteux, de paralytiques, attendant tous le mouvement de l’eau.

À certains moments, l’Ange du Seigneur descendait dans la piscine et l’eau s’agitait. Celui qui le premier y entrait, après le mouvement de l’eau, était guéri de son infirmité, quelle qu’elle fût.

Or, il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. L’ayant aperçu gisant sur son lit, et sachant qu’il souffrait depuis si longtemps, Jésus lui demanda:

«Veux-tu être guéri?

— Seigneur, Lui répondit le malade, quand l’eau s’agite, je n’ai point d’homme qui me jette dans la Piscine.2 Tandis que j’y vais, un autre y descend avant moi.

— Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit et marche!»

À l’instant cet homme fut guéri; il prit son lit et se mit à marcher. Mais, comme c’était un jour de sabbat, les Juifs lui dirent:

«C’est le sabbat; il ne t’est point permis d’emporter ton lit.»3

Il répondit:

«Celui qui m’a guéri m’a dit: Emporte ton lit et marche!

— Quel homme a pu te dire: Emporte ton lit et marche?» lui demandèrent-ils.

Mais le malade qui venait d’être guéri ne le savait pas, car Jésus S’était retiré de la foule assemblée en ce lieu.

Peu après, Jésus le rencontra dans le Temple et lui dit:

«Voilà que tu es guéri. Désormais ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.»

Cet homme sortit, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

1 . C’était un vaste réservoir, entouré de constructions magnifiques. On voit encore aujourd’hui le bassin de cette merveilleuse Piscine. Elle était appelée probatique, c’est-à-dire des brebis, parce qu’elle était proche de la porte, par laquelle on introduisait à Jérusalem les brebis destinées aux sacrifices du Temple.

2 . À combien de pécheurs il n’aurait fallu qu’un homme de bon conseil pour les plonger dans la piscine de la pénitence et les guérir de leurs passions!

3 . «Aucune institution n’était plus sainte aux yeux des Juifs. Ils s’estimaient choisis de Jéhovah, uniquement pour garder cette observance. La synagogue l’avait entourée de prohibitions absurdes et si nombreuses que toute action devenait, pour ainsi dire, impossible le jour du sabbat.» (Abbé Fouard)