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Lecture 62

Nazareth — Septembre

CH. XIII — JÉSUS CHASSÉ DE NAZARETH

Saint Matthieu XIII, 54-58; Saint Marc VI, 1-6; Saint Luc IV, 16-30

Ensuite Jésus Se rendit à Nazareth Sa patrie, où Il avait été élevé.1 Selon Sa coutume, Il entra dans la synagogue, le jour du sabbat. Comme Il Se levait pour faire la lecture, on Lui présenta le livre du Prophète Isaïe. Il l’ouvrit et tomba sur ce passage:

«L’esprit du Seigneur est sur Moi. C’est pourquoi Il M’a marqué de Son onction; Il M’a envoyé évangéliser les pauvres, guérir ceux qui ont le coeur brisé, annoncer la délivrance aux captifs, rendre la vue aux aveugles, affranchir les opprimés et publier l’année de miséricorde du Seigneur et le jour de la rétribution.»

Il replia le volume, le remit au ministre de la synagogue et S’assit. Les yeux de toute l’assistance étaient fixés sur Lui.

Il commença à leur développer ce thème:

«Le passage de l’Écriture que vous venez d’entendre se réalise aujourd’hui.»

Tous rendaient hommage à Sa Doctrine et admiraient les paroles de grâce qui tombaient de Ses lèvres:

«D’où viennent, à Celui-ci, disaient-ils, toutes ces connaissances? Quelle est cette sagesse qui Lui a été donnée? D’où Lui vient-elle? Que penser de ces étonnants prodiges qui s’accomplissent par Ses mains?

«N’est-ce point là le Fils du charpentier Joseph? Sa Mère ne S’appelle-t-Elle point Marie? Ses frères2 ne sont-ils pas Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et Ses soeurs ne demeurent-elles pas toutes parmi nous?»

Ainsi, de l’admiration, ils passaient insensiblement au scandale.

Alors Il leur dit:

«Sans doute, vous M’appliquerez ce proverbe: “Médecin, guéris-toi toi-même!” Et vous Me direz: “Fais donc ici, dans Ta patrie, ce que nous avons appris des merveilles que Tu as accomplies à Capharnaüm.”

«Je vous le déclare en vérité: Aucun Prophète n’est accueilli dans sa patrie; il n’est sans honneur que dans son pays, dans sa famille et parmi ceux de sa connaissance. Oui, Je vous le dis en vérité. Au temps d’Élie, lorsque durant trois ans et six mois, le ciel fut fermé, et la terre en proie à une grande famine, il y avait beaucoup de veuves en Israël; cependant Élie ne fut envoyé à aucune d’elles, mais à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon. Au temps du Prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; il n’en guérit aucun, mais seulement Naaman le Syrien.»

À ces paroles, tous les assistants de la synagogue furent exaspérés. Ils se levèrent et Le chassèrent de la cité. Ils Le poussèrent même jusqu’au faîte de la montagne sur laquelle leur ville est bâtie et ils voulaient Le précipiter en bas.3 Mais Lui, passant au milieu d’eux, S’en alla.4

À raison même de l’incrédulité des Nazaréens qui Le navrait, Il n’avait pu faire de miracles au milieu d’eux. Il guérit seulement un petit nombre d’infirmes, en leur imposant les mains.

1 . Malgré la répugnance qu’Il éprouvait à Se produire à Nazareth, à cause de l’incrédulité prévue de ses habitants et des mauvaises dispositions qu’Il rencontrait, même parmi Ses proches, Jésus avait probablement fini par céder aux instances de Sa divine Mère.

2 . Nous avons déjà dit que, dans la langue sémitique, les proches parents, oncles, tantes, cousins germains et cousines germaines, sont appelés frères et soeurs; la sainte Bible nous en offre de nombreux exemples.

De ces quatre cousins de Notre-Seigneur trois furent Apôtres, Jacques le Mineur, évêque de Jérusalem, Simon et Jude; quant à Joseph, surnommé le juste, il fut proposé, avec saint Mathias, pour remplacer Judas.

3 . On montre encore aujourd’hui, à Nazareth, le rocher d’où les Juifs voulaient précipiter le Sauveur. On l’appelle le Rocher de l’effroi, à raison de la crainte dont fut saisie la Sainte Vierge. Une église, désignée sous le nom d’église de la Synagogue, fut bâtie par le croisé Tancrède, sur l’emplacement même de la synagogue où Jésus avait parlé.

4 . «Quand Jésus le permet, Ses ennemis s’emparent de Lui; mais Il n’a aussi qu’à vouloir, pour Se soustraire à leur fureur. Quand Il le veut, on peut L’attacher à la croix, mais un seul acte de Sa volonté suffit pour paralyser une légion d’ennemis acharnés, au point que pas un seul ne pourra mettre la main sur Lui.» (Saint Ambroise)