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Lecture 71

Galilée — Proximité de la Pâque

CH. XXI — JÉSUS DÉMASQUE L’HYPOCRISIE DES PHARISIENS

Saint Matthieu XV, 1-20; Saint Marc VII, 1-23; Saint Jean VII, 1

Jésus parcourut ensuite la Galilée. Il ne voulait point Se rendre en Judée pour les fêtes de la Pâque, car les Juifs cherchaient à Le faire mourir, et Son heure n’était pas encore venue.

Alors des Scribes et des Pharisiens, venus de Jérusalem, ayant observé que quelques-uns de Ses Disciples mangeaient avec des mains profanes, c’est-à-dire non lavées, ils les en blâmèrent. Les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs, suivant la tradition des anciens, ne prennent jamais de nourriture sans s’être lavé plusieurs fois les mains; lorsqu’ils reviennent de la place publique, ils ne mangent point sans une ablution générale. Ils ont encore beaucoup d’autres usages traditionnels, tels que la purification des coupes, des aiguières, des vases d’airain et des lits.

Ils s’approchèrent de Jésus, et Lui dirent:

«Pourquoi Vos Disciples n’observent-ils pas la tradition des anciens, et mangent-ils leur pain avant de s’être lavé les mains?

— Et vous, répondit Jésus, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu pour suivre votre tradition?… Dieu a dit par Moïse: “Honore ton père et ta mère! Quiconque outragera dans ses paroles son père ou sa mère, sera puni de mort!” Mais selon vous, pour qu’un homme soit dispensé d’honorer son père ou sa mère, il suffit qu’il leur dise: “Tout ce que j’ai, qui pourrait vous être utile, je l’ai voué à Dieu.” Et vous n’autorisez pas même cet homme à rien faire de plus pour son père ou pour sa mère. Ainsi, vous abolissez le commandement de Dieu pour une tradition que vous-mêmes avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables.

«Hypocrites! c’est bien de vous qu’Isaïe a prophétisé lorsqu’il a dit: “Ce peuple M’honore des lèvres, mais son coeur est loin de Moi. Vain est le culte qu’ils Me rendent parce qu’ils n’enseignent que des doctrines et des maximes humaines.” Oui, vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous vous attachez à la tradition des hommes, à l’ablution des vases et des coupes et à beaucoup d’autres pratiques du même genre.»1

Puis, appelant plus près de Lui le peuple qui était là:

«Vous tous, écoutez, dit-Il, et comprenez: Ce n’est point ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme, mais bien ce qui sort de la bouche. Qu’il entende, celui qui a des oreilles pour entendre.»

Quand la foule se fut éloignée et qu’ils furent seuls dans la maison, Pierre, prenant la parole au nom des Disciples, Lui dit:

«Savez-Vous que les Pharisiens, en entendant ce que Vous avez dit, se sont scandalisés?»

Jésus répondit:

«Toute plante que Mon Père céleste n’a point plantée sera arrachée. Laissez-les! Ce sont des aveugles et des conducteurs d’aveugles. Or, si un aveugle conduit un aveugle, tous deux tomberont dans le fossé.

— Expliquez-nous cette parabole, reprit Pierre.

— Quoi! dit Jésus. Et vous non plus, vous ne comprenez pas encore? Vous ne comprenez point qu’une chose extérieure, entrant dans l’homme, ne saurait le souiller? Cela en effet ne va point dans le coeur, mais dans les entrailles, lesquelles rejettent ensuite ce qu’il y a d’impur dans les aliments.

«Mais ce qui sort de la bouche vient du coeur, et c’est là ce qui souille l’homme. C’est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les homicides, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, l’avarice, les méchancetés, la fraude, les impudicités, l’envie, le blasphème, l’orgueil et toutes les extravagances. Voilà ce qui souille l’homme, et non point de manger sans se laver les mains.»

1 . C’est la première fois que Notre-Seigneur traite les Pharisiens d’hypocrites, et qu’Il flétrit hautement leur prétention d’assimiler les traditions de leurs Scribes aux préceptes divins. Il fallait montrer au peuple que toutes ces humaines observances ne s’étaient établies que sur les ruines de la Loi divine promulguée au désert; il fallait démasquer l’inanité, l’étroitesse et le mensonge d’une doctrine et de pratiques qui, depuis trop longtemps, pervertissaient le sens religieux de la nation. Jésus le fait avec une telle puissance d’autorité, que les Pharisiens n’ont pas un mot à répondre; mais leur haine contre le Sauveur devient si vive et si acharnée, qu’il Lui faut S’expatrier sans retard.