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Pour la Conservation du Dépôt de la Foi!
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Notre-Dame de l'Assomption

Le vrai courage.

Entre le petit port d’Auray en Bretagne, et le bourg fameux de Sainte-Anne, renommé par son célèbre pèlerinage, vivaient dans une petite cabane Marc-Thomas et son fils Vincent.

Marc n’avait que cinquante-six ans, mais il était cassé, souffrant et malade, et quand la conscription vint lui enlever son soutien, il fut bien malheureux. Cependant il se soumit sans murmurer: c’était un chrétien, il respectait la loi.

Quand Vincent partit, il lui dit: «Mon enfant, n’oublie jamais que je t’ai consacré à la Sainte Vierge; invoque-La toujours, sois-Lui fidèle, et tu reviendras sain et sauf. Si tu meurs, Elle te recevra dans le paradis et tu ne regretteras pas la terre.»

Vincent fut incorporé dans un régiment qui partit presque aussitôt pour la Crimée.

Je ne vous dirai pas, ici, à combien d’épreuves fut exposé Vincent, mais il se disait: «Une personne consacrée à la Sainte Vierge peut-elle faire cela?» Si c’était non, c’était non pour lui. Ses amis se moquaient de lui, mais leurs plaisanteries ne l’effrayaient pas plus que le feu ennemi.

Un jour, un de ses camarades, irrité de ne pouvoir réussir à l’entraîner dans ses parties de débauches, l’accabla d’injures et voulut le forcer à se battre. «Je ne me battrai pas, dit Vincent, parce que nous n’avons le droit, ni l’un ni l’autre, de priver l’armée d’un soldat; mais demain peut-être donnera-t-on un assaut à Sébastopol et alors là, nous verrons si nous craignons le feu.»

Le lendemain on donnait un assaut, et près de Vincent, le soldat qui l’avait provoqué tombait blessé. À l’instant une sortie des assiégés fait reculer les assiégeants, et le soldat va être abandonné sous les pieds des chevaux des Russes. Vincent s’avance rapidement, enlève le blessé, le charge sur ses épaules et le rapporte au camp.

Quand le blessé put parler: «Ô mon Dieu! dit-il à Vincent, comment as-tu pu courir assez vite pour nous soustraire tous deux aux armes des Russes? – Oh! répondit Vincent, j’ai invoqué la bonne Notre-Dame et je me suis senti des ailes: Elle m’a envoyé Ses anges, car il fallait bien que je sauvasse ta vie: hier tu voulais me tuer.

– C’est vrai, dit le soldat, ta vertu m’importunait et aujourd’hui je lui dois la vie. Mais je suis converti et je veux comme toi me consacrer à Marie.»

Voulons-nous comme Vincent attirer des âmes à Marie, comme lui, rendons notre vertu utile: faisons le bien, toujours le bien, rien que le bien, et sachons le rendre aimable, car Marie est la Mère très aimable.

(Marie Curo.)

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