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Notre-Dame du Rosaire

L’Ave Maria conduit infailliblement à Jésus-Christ

Il y a quelques années, une jeune fille, nommée Mina, âgée de quatorze ans, ne connaissait l’Église catholique que par les calomnies et les préjugés des livres protestants. Elle appartenait à une opulente famille anglaise. Un petit livre de prières catholiques lui étant tombé sous la main, elle y lut l’Ave Maria, qui lui était inconnu. Elle en est charmée, elle en parle autour d’elle, elle le répète à tout propos. On lui dit que le culte de la Sainte Vierge est une idolâtrie, et on la blâme sévèrement. Mina défend comme elle peut son Ave Maria et y demeure fidèle malgré tout. Plus elle le dit, plus elle est heureuse. De la raillerie et de la critique, on en vient aux mauvais traitements. On taxe son obstination d’insulte à la religion de sa famille, de révolte contre l’autorité paternelle. La jeune fille supporte tout, et continue instinctivement de saluer Marie, en récitant, non pas de temps à autre, mais bien souvent la Salutation angélique. Elle y puise insensiblement de l’antipathie contre le protestantisme, ainsi que l’amour de la religion catholique.

Elle en était là lorsqu’arriva le mois de Marie. Une belle messe en musique devait être exécutée dans une église du voisinage. Excellente musicienne, Mina obtient la permission d’y assister comme à un concert. Elle avait alors près de seize ans. «Je ne l’oublierai jamais, écrivit-elle depuis; moi qui d’ordinaire me tenais si fièrement debout, et qui n’avais jamais consenti à m’agenouiller au temple protestant; à peine à l’église, je tombai prosternée, et, pendant tous les chants de cette messe, je me tins à genoux. J’écoutai ensuite avec respect le prédicateur. C’était le premier sermon qui parlait à mon âme. À dater de ce moment, au dégoût que je ressentais du protestantisme se joignit un amour véritable du catholicisme. Jusque là j’aimais passionnément les bals, la toilette et les vanités du monde; je n’y trouvai plus le même attrait. Mon Dieu! me disais-je souvent, ces plaisirs ne sont certainement pas le but pour lequel Vous m’avez créée.» Et la jeune fille récita avec plus de dévotion que jamais son Ave Maria, son unique trésor spirituel. Peu après, son père vint à mourir, et sa mère l’amena en France. Le premier soin de Mina fut d’aller s’éclairer auprès d’un prêtre catholique fort distingué. Bientôt elle fut instruite et abjura l’hérésie avec l’assentiment de sa mère. Celle-ci ne tarda pas à la suivre dans sa nouvelle voie, et toutes deux persévèrent dans la pratique de la piété, ne se lassant pas de bénir Marie, et de répéter la Salutation angélique qui leur a fait trouver la seule religion véritable.

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