Recherche
Generic filters

Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez,
vous pouvez envoyer un courriel:
apotres@magnificat.ca

Magnificat!

Pour la Conservation du Dépôt de la Foi!
Pour que le Règne de Dieu arrive!

Une histoire pour chaque jour...

Notre Dame du Laus

Dévotion de saint Alphonse de Liguori au Rosaire

L’amour de saint Alphonse pour la Sainte Vierge devint au terme de ses années plus ardent que jamais; il aurait voulu embraser tous les cœurs de l’amour de Marie; il s’écriait souvent: «Ô hommes, que faites-vous? Comment aimez-vous des créatures de boue, trompeuses et menteuses, qui vous trahissent et vous font perdre l’âme, le corps, le paradis et Dieu? Et pourquoi n’aimez-vous point Marie, qui est très aimante, très aimable et très fidèle, et qui, après vous avoir enrichis de consolations et de grâces durant cette vie, vous obtiendrait de Son divin Fils la gloire éternelle du paradis?»

Oh! pour Alphonse, il L’aima toujours tendrement, cette bonne Mère; tout petit enfant, il Lui avait dit ingénument: «Ma douce Marie, je ne veux point qu’il soit dit que personne Vous honore et Vous aime plus que moi,» et ce vœu de son cœur fut pleinement satisfait. Jusque dans son sommeil, il faisait les aspirations les plus attendrissantes: «Que Vous êtes belle, ô Marie! que Vous êtes belle, ô Marie! que Vous êtes beau, mon Jésus!» Nous aurions beaucoup à dire sur sa dévotion favorite, le Rosaire, qu’il récita tous les jours de sa longue vie. Du matin au soir on le voyait le chapelet à la main.

Dans une mission donnée aux galériens de Naples, il s’en trouva qui s’opiniâtraient à ne vouloir point se confesser. Saint Alphonse de Liguori les exhorta à se faire au moins inscrire dans la confrérie du Rosaire, et à commencer à le réciter; ils le firent, et ils en eurent à peine récité un, qu’ils demandèrent à se confesser, et ils se confessèrent en effet, eux qui depuis plusieurs années ne s’approchaient pas des sacrements. Des exemples aussi récents servent à ranimer notre confiance en Marie, puisqu’Elle est encore à présent ce qu’Elle a toujours été pour ceux qui recourent à Elle.

Parvenu à un âge avancé, un jour qu’on le portait à table, croyant n’avoir pas terminé son Rosaire, il fit résistance en disant: «Un Ave Maria vaut plus que tous les dîners du monde.» Un autre jour qu’il ne se rappelait pas l’avoir récité, le Frère lui dit qu’il l’avait fait. «Mais vous, lui répondit le Saint, vous ne pensez pas que c’est de cette dévotion que dépend mon salut.» Il avait soin de recommander la dévotion à Marie à tous ceux qui venaient le visiter: «Soyez dévots à la Sainte Vierge; celui qui est dévot à la Vierge se sauvera.» Il recommandait à chacun de visiter Ses images, de réciter le Rosaire, de jeûner en Son honneur le samedi et les veilles de Ses fêtes, de réciter matin et soir trois Ave en mémoire de Sa conception immaculée et perpétuelle virginité, ajoutant à chaque Ave: Par Votre pure et immaculée Conception, ô Marie! purifiez mon corps et sanctifiez mon âme.»

Il donnait Son image à tous. «Voilà, disait-il, l’image de votre céleste Mère, donnez-Lui votre amour et votre confiance. Aimez bien la bonne Vierge, répétait-il souvent, car Marie est la mère de la persévérance, et celui qui aime Jésus et Marie se fait saint.»

(R. P. Huguet)

Autres histoires...