Recherche
Generic filters

Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez,
vous pouvez envoyer un courriel:
apotres@magnificat.ca

Magnificat!

Pour la Conservation du Dépôt de la Foi!
Pour que le Règne de Dieu arrive!

Une histoire pour chaque jour...

Sainte Famille en prière

On doit éviter de dire du mal de soi-même

L’abbé Sérapion reçut la visite d’un moine qui, à chaque parole, s’appelait pécheur et indigne de l’habit religieux qu’il portait.

Le saint abbé voulait lui laver les pieds, comme il en avait la coutume à l’égard des moines qui n’appartenaient point à sa communauté. Ce moine ne voulut point le lui permettre, protestant qu’il méritait plutôt d’être foulé aux pieds par tout le monde.

L’ayant donc fait asseoir à table, l’abbé Sérapion lui offrit quelque nourriture. Or, pendant que le moine se restaurait, l’abbé commença à lui adresser quelques paroles pleines de douceur et inspirées par une sincère charité: «Mon fils, lui dit-il, si vous voulez avancer dans la perfection religieuse, restez tranquille dans votre cellule, veillez sur vous et vaquez à vos travaux manuels. Tous ces voyages que vous faites d’un monastère à un autre, tant de courses dans le désert, ne sauraient contribuer à vos progrès spirituels. Dieu ne Se trouve pas plus facilement en quelque lieu que ce soit que dans votre cellule.»

Le moine, en entendant ces paroles, en fut tellement troublé au fond de son cœur, qu’il ne put s’empêcher de manifester son agitation. L’abbé Sérapion s’en étant aperçu: «Mon frère, lui dit-il, qu’est-ce donc que je vois? Tout à l’heure vous vous êtes déclaré un grand pécheur, indigne de cette terre qui vous porte et de l’air que vous respirez, et en ce moment, à l’occasion d’une charitable réprimande que je vous fais au sujet de vos imperfections, vous me semblez tout troublé? Vous vous méprenez, mon bon frère. Si vous désirez pratiquer l’humilité, vous ne devez pas dénoncer vos propres défauts. Vous devez attendre que d’autres vous les reprochent; et quand cela arrive, votre devoir est de recevoir ces reproches avec calme, et même de vous en réjouir au fond de votre cœur.»

Le moine, à cette seconde réprimande, ouvrit les yeux et distingua de la fausse humilité celle qui en a tous les caractères et à laquelle est réservée la victoire sur toute vanité. Il se mit donc à demander pardon à l’abbé et s’en retourna pour vivre dans la solitude de sa cellule.

Autres histoires...